Aden sous haute surveillance : le gouvernement yéménite serre la vis sur la circulation des armes

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Aden sous haute surveillance : le gouvernement yéménite serre la vis sur la circulation des armes

Face à une dégradation persistante de la situation sécuritaire, les autorités yéménites ont décidé de durcir le contrôle sur la circulation des armes. Le ministre de l’Intérieur, Ibrahim Haydan, a ordonné l’arrêt immédiat de toute distribution ou transfert d’armement effectué en dehors des circuits officiels dans la ville d’Aden, capitale provisoire du pays.
Dans une directive écrite transmise par les canaux officiels du ministère, le ministre a adressé une mise en garde ferme aux responsables militaires et sécuritaires déployés dans la ville. Il leur enjoint de se conformer strictement aux instructions émanant du président du Conseil présidentiel, Rachad al-Alimi, rappelant que tout mouvement d’armes doit impérativement recevoir l’aval explicite des autorités étatiques compétentes.
Selon le communiqué, aucun transfert d’armes depuis Aden vers d’autres provinces ne sera désormais toléré sans autorisation formelle. Ibrahim Haydan a insisté sur la nécessité de maintenir l’arsenal militaire sous le contrôle exclusif des institutions officielles, estimant que toute circulation incontrôlée d’armes constitue une menace directe pour la stabilité nationale et la paix sociale.

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Pour assurer l’application de cette mesure, les unités militaires et les forces de sécurité ont reçu pour instruction d’identifier, de saisir sans délai tout armement circulant illégalement et de le remettre aux institutions habilitées. Le ministère de l’Intérieur a également appelé les citoyens à coopérer activement avec les forces de l’ordre, soulignant que la préservation de l’ordre public et de l’État de droit est une responsabilité collective.
Le communiqué avertit par ailleurs que toute violation de ces directives exposera les contrevenants à des poursuites judiciaires sévères, conformément aux lois en vigueur.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et militaires. Depuis plusieurs jours, le pays est marqué par une escalade notable, notamment après la prise de contrôle par les forces du Conseil de transition du Sud (CTS) de provinces stratégiques comme le Hadramaout et Al-Mahra, situées aux frontières de l’Arabie saoudite.

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Alors que Riyad accuse les Émirats arabes unis de soutenir les opérations du CTS dans ces régions, le mouvement sécessionniste justifie son avancée par ce qu’il décrit comme une marginalisation politique et économique persistante du Sud. Des arguments que les autorités yéménites rejettent catégoriquement, réaffirmant leur attachement à l’unité nationale et à la souveraineté de l’État.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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