Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara entame un quatrième mandat sous haute surveillance politique

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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara entame un quatrième mandat sous haute surveillance politique

Le président ivoirien Alassane Ouattara a été officiellement investi, lundi matin, pour un quatrième mandat de cinq ans, au terme d’un scrutin d’octobre marqué par une faible participation et un climat politique jugé tendu par plusieurs observateurs. La cérémonie a rassemblé de nombreux chefs d’État de la sous-région, venus témoigner de leur soutien diplomatique.

Dans son discours d’investiture, le chef de l’État a rappelé les progrès réalisés depuis son arrivée au pouvoir à la fin de l’année 2010. « Le samedi 25 octobre, les Ivoiriens ont exprimé leur choix souverain. Ils ont réaffirmé leur attachement à la démocratie, à la stabilité et à la paix », a-t-il déclaré, insistant sur la continuité institutionnelle et les acquis économiques revendiqués par son administration.

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Il a toutefois souligné les risques persistants auxquels reste exposée la sous-région. « Notre environnement demeure fragile. Les menaces terroristes persistent et se numérisent. Le cyberterrorisme exige une vigilance constante », a-t-il prévenu, évoquant la nécessité d’un renforcement des capacités de défense.

Âgé de 83 ans, Alassane Ouattara avait accédé au pouvoir après l’élection contestée de 2010, dont les violences post-électorales avaient fait au moins 3 000 morts avant une intervention de l’ONU et des forces françaises. Ses partisans saluent une transformation économique, notamment dans un pays devenu leader mondial du cacao, tandis que ses détracteurs l’accusent de verrouiller l’espace politique.

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La réforme constitutionnelle de 2016, qui selon lui remet ses compteurs présidentiels à zéro, a permis ce quatrième mandat malgré la limitation officielle à deux. Un débat qui continue de diviser la classe politique ivoirienne et d’interroger les observateurs régionaux.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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