
Face aux opérations de démolition menées par les autorités ivoiriennes dans plusieurs quartiers d’Abidjan, le Ghana a annoncé le rapatriement de 327 de ses citoyens qui se sont retrouvés sans ressources.
En effet, depuis 2023, la Côte d’Ivoire mène une politique de « déguerpissement » visant à éliminer l’habitat précaire implanté dans des zones jugées dangereuses, comme les bas-fonds sujets aux inondations ou aux glissements de terrain. Si le gouvernement ivoirien justifie ces actions par la nécessité de restaurer « l’ordre urbain » et de protéger les vies humaines, elles ont entraîné le déplacement de dizaines de milliers de personnes, y compris de nombreux travailleurs migrants ghanéens.
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Selon le ministère ghanéen des Affaires étrangères, ces ressortissants « résidaient auparavant dans des zones touchées par les opérations de démolition et se sont retrouvés bloqués après avoir perdu leurs moyens de subsistance ». Parmi eux, 228 sont déjà rentrés au Ghana, tandis que les 99 autres doivent regagner le pays dans les prochains jours.
La métropole abidjanaise, qui compte désormais six à sept millions d’habitants, soit le double de sa population de la fin des années 1990, est en pleine mutation. Cette croissance explosive s’accompagne d’une urbanisation souvent anarchique, exposant de nombreux quartiers à des risques naturels meurtriers.
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Le Ghana et la Côte d’Ivoire entretiennent historiquement des liens migratoires forts, avec une importante communauté ghanéenne vivant et travaillant chez son voisin ivoirien.
Patrice Assiongbon SOWANOU















