Côte d’Ivoire : un conflit foncier vire à l’agression à la machette à Gbloalé (Logoualé).
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Un nouveau drame lié à la question sensible du foncier rural secoue l’ouest de la Côte d’Ivoire. À Gbloalé, localité située dans la sous-préfecture de Ziogouiné, département de Logoualé, une querelle familiale autour d’une parcelle de terre s’est transformée en violente agression.

Connu dans son village sous le sobriquet de « Gbah Ken’ », M. Gbah, propriétaire terrien vivant avec un handicap à un pied, possédait un vaste patrimoine forestier. Ne pouvant exploiter seul l’ensemble de ses terres et redoutant les convoitises, il avait sollicité l’aide de son neveu pour développer des plantations de cacao.
Pendant près de quatre années, les deux hommes ont travaillé côte à côte dans la forêt. Mais progressivement, la relation s’est dégradée. Selon plusieurs témoignages recueillis dans le village, des accusations de vols de récoltes et de consommation de substances prohibées auraient été portées contre le neveu. La collaboration a finalement pris fin à la demande de l’oncle.
À la suite d’une médiation familiale, M. Gbah avait accepté de céder une portion de terre à son neveu en compensation des années de travail effectuées. La famille avait toutefois fixé des règles strictes : la parcelle ne devait pas être vendue sans urgence reconnue par la famille ; en cas de vente, la priorité devait être donnée au donateur.
Mais quelques mois plus tard, la communauté découvre que le neveu a vendu la parcelle à un ressortissant burkinabè. Cette transaction a été contestée par la famille, mais la chefferie locale l’a jugée valable, estimant que la terre appartenait désormais au bénéficiaire du don.
Face à cette situation, la famille a saisi la gendarmerie. Une procédure était déjà en cours lorsque les tensions ont franchi un nouveau cap.
Malgré la contestation, l’acquéreur a poursuivi l’exploitation du terrain. Selon les témoignages, il aurait même progressivement empiété sur d’autres portions appartenant à M. Gbah.
Mardi dernier, surprenant l’exploitant sur une zone qu’il considère comme hors de la parcelle vendue, le propriétaire lui aurait demandé d’arrêter les travaux. L’échange s’est rapidement envenimé.
Au cours de l’altercation, M. Gbah a été violemment agressé à la machette. L’auteur présumé a pris la fuite après les faits, laissant la victime blessée.
L’affaire est désormais entre les mains de la gendarmerie de Logoualé. Le vendeur de la parcelle a été convoqué dans le cadre de l’enquête, tandis que la victime réclame justice.
Ce nouvel épisode rappelle la sensibilité des litiges fonciers en milieu rural. Au-delà du conflit familial, ce drame relance la nécessité d’un règlement pacifique et encadré des différends liés à la terre, afin d’éviter que de tels conflits ne continuent de coûter des vies.
Rédaction DUNIA NEW’S













