CRIET : 5 ans de prison requis contre un Ivoirien pour escroquerie sur deux tiktokeuses béninoises

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CRIET : 5 ans de prison requis contre un Ivoirien pour escroquerie sur deux tiktokeuses béninoises

Porto-Novo, Bénin — La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis une peine de cinq ans de prison ferme contre un ressortissant ivoirien, accusé d’avoir escroqué deux célèbres tiktokeuses béninoises. Le mis en cause aurait usurpé l’identité de Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement béninois, pour gagner la confiance de ses victimes et leur soutirer d’importantes sommes d’argent.

Selon les éléments présentés à l’audience, le prévenu – souvent désigné comme un « gayman », terme populaire en Afrique de l’Ouest pour désigner les cyberescrocs – aurait contacté les deux influenceuses via les réseaux sociaux en se faisant passer pour le haut fonctionnaire béninois. Promettant opportunités et collaborations officielles, il aurait peu à peu instauré une relation de confiance avant d’introduire ses demandes financières.

La supercherie n’a été découverte qu’après plusieurs transferts d’argent effectués par les victimes, persuadées d’avoir affaire à un représentant de l’État. L’affaire a ensuite été signalée aux autorités judiciaires, entraînant une enquête rapide qui a permis l’arrestation du suspect.

Lors de son procès à la CRIET, le procureur a souligné la gravité des faits, mettant en avant l’usurpation d’identité d’un haut responsable de l’État, ainsi que le préjudice moral et financier subi par les victimes, très suivies sur TikTok et considérées comme des figures de la jeunesse béninoise connectée.

« Ce type d’acte entache non seulement la réputation des institutions publiques, mais cible aussi la jeunesse à travers les réseaux sociaux. Il faut frapper fort », a déclaré le ministère public, en réclamant cinq ans de réclusion.

L’accusé, quant à lui, a plaidé coupable tout en affirmant avoir agi seul, sans l’aide d’un réseau organisé. Il a exprimé des regrets face à ses actes, mais cela n’a pas suffi à émouvoir le parquet, qui reste ferme sur sa position.

Le verdict définitif est attendu dans les prochains jours. Cette affaire relance le débat sur la cybersécurité en Afrique de l’Ouest et sur les mécanismes de protection à renforcer pour encadrer l’usage des réseaux sociaux, devenus des terrains propices aux arnaques numériques.

Dunia News suivra l’évolution de ce dossier judiciaire à fort retentissement médiatique.

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