Culture/Biennale de Venise: une camerounaise nommée commissaire de l’évènement
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Une grande première pour cet événement culturel d’une grande envergure. L’heure élue n’a pas caché « sa satisfaction » en réaction à cette nomination.
En réaction, elle a affirmé que « C’est un honneur et un privilège uniques de suivre les pas de prédécesseurs illustres dans le rôle de directrice artistique, et de composer une exposition qui, je l’espère, portera du sens pour le monde dans lequel nous vivons actuellement – et, plus important encore, pour le monde que nous voulons créer. Les artistes sont les visionnaires et les scientifiques sociaux qui nous permettent de réfléchir et de projeter d’une manière propre à ce métier. Je suis profondément reconnaissante au Conseil de La Biennale et particulièrement à son président de m’avoir confié cette mission capitale, et j’ai hâte de travailler avec toute l’équipe ».
Cette nomination place Koyo Kouoh dans les traces d’Okwui Enwezor, commissaire nigérian-américain de la 56e édition en 2015, qui fut le seul commissaire africain avant elle. À 57 ans, Koyo Kouoh est une figure incontournable de la scène artistique internationale.
Sa carrière est marquée par des expositions ambitieuses et significatives qui interrogent les enjeux sociétaux et culturels contemporains. Parmi ses réalisations notables, on retrouve Body Talk: Feminism, Sexuality and the Body in the Works of Six African Women Artists, une exposition présentée en 2015 à Wiels à Bruxelles.
Elle a également été commissaire à 1:54, la foire d’art contemporain africain à Londres, ainsi qu’à la Documenta 12 à Kassel, en Allemagne.
Depuis 2019, elle occupe le poste de directrice et conservatrice du Zeitz Museum of Contemporary Art Africa (Zeitz MOCAA) à Cape Town, un des plus grands musées d’art contemporain du continent africain.
Elle est également la fondatrice de RAW Material Company, un centre pour l’art, la connaissance et la société qu’elle a ouvert en 2011 à Dakar, au Sénégal. Son engagement pour la création d’institutions artistiques en Afrique est indéniable, et elle a activement contribué au développement d’une infrastructure culturelle sur le continent.
Koyo Kouoh est également l’auteure de nombreuses publications, dont Shooting Down Babylon (2022), la première monographie de l’artiste sud-africaine Tracey Rose, ainsi que When We See Us: A Century of Black Figuration in Painting (2022), un ouvrage qui a accompagné une exposition au Zeitz MOCAA.
Elle a aussi publié Condition Report on Building Art Institutions in Africa (2012), un ouvrage sur les défis de l’art contemporain en Afrique. En 2020, elle a reçu le Grand Prix Meret Oppenheim, le prestigieux prix suisse récompensant des réalisations exceptionnelles dans les domaines de l’art, de l’architecture, de la critique et des expositions. Elle a également été nommée parmi « Les 10 Africains qui comptent dans l’art contemporain » en 2015.













