Gaza sous le feu : 63 morts dont 24 enfants, le cessez-le-feu piétiné

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Gaza sous le feu : 63 morts dont 24 enfants, le cessez-le-feu piétiné

La bande de Gaza a de nouveau sombré dans le chaos. Dans la nuit de mardi à mercredi, des frappes israéliennes ont frappé plusieurs zones de l’enclave palestinienne, tuant 63 personnes, dont 24 enfants, selon les sources médicales locales citées par l’agence Anadolu. Ces attaques constituent une violation manifeste du cessez-le-feu convenu entre les parties.

Des civils, premières victimes

Les bombardements ont visé des habitations civiles, des tentes de déplacés, un véhicule, un refuge et même un hôpital situé à l’intérieur de la « ligne jaune ». Les hôpitaux de Gaza, déjà à bout de souffle, peinent à soigner les nombreux blessés.
Un médecin gazaoui, interrogé par l’agence, confie :

« Nous soignons des enfants qui ont perdu leurs parents sous les décombres. La situation est inhumaine. »

Une crise humanitaire sans fin

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Cette nouvelle vague de violence s’ajoute à une catastrophe humanitaire persistante. Des violations répétées du cessez-le-feu avaient déjà été signalées ces dernières semaines. Le bilan global du conflit dépasse aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de morts et plus de cent mille blessés.
Les infrastructures vitales – écoles, hôpitaux, réseaux d’eau – sont détruites ou paralysées. La population vit dans une insécurité permanente, entre le deuil et la peur d’une prochaine frappe.

L’appel du droit et de la conscience

Les organisations humanitaires dénoncent une violation grave du droit international. Selon le professeur Richard Falk, ancien rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Palestine,

« le bombardement de zones civiles à Gaza constitue un crime de guerre au regard du droit international humanitaire » (Palestine: The Legitimacy of Hope, University of California Press, 2014, p. 89*).

Au-delà du droit, c’est la conscience humaine qui s’insurge. Le philosophe Tariq Ramadan rappelle :

« Il n’y a pas de paix possible sans justice, et la justice commence par la reconnaissance du visage de l’innocent » (La réforme radicale, Presses du Châtelet, 2008, p. 302*).

Entre guerre et silence du monde

Alors que les bombardements se poursuivent, le silence international résonne comme une complicité par omission. Les appels à la retenue se multiplient, mais sans effet tangible sur le terrain.
Dans ce fracas, les enfants de Gaza demeurent les témoins d’un monde où la trêve n’est plus qu’un mot.

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Imam chroniqueur
Babacar Diop

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