Greta Thunberg, libérée d’Israël, fustige « un génocide en direct » à Gaza

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Greta Thunberg, libérée d’Israël, fustige « un génocide en direct » à Gaza

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a retrouvé la liberté ce lundi à Athènes, après avoir été libérée par les autorités israéliennes. Elle faisait partie d’un groupe de 171 militants internationaux arrêtés pour avoir tenté de rejoindre Gaza à bord d’une flottille humanitaire.

À son arrivée à l’aéroport Eleftherios Venizelos, la jeune militante de 22 ans a dénoncé les conditions de sa détention, évoquant des « mauvais traitements » subis en Israël. D’après des propos rapportés par l’agence Anadolu, elle a affirmé avoir été « battue » et « forcée d’embrasser le drapeau israélien ». Toutefois, Thunberg a tenu à relativiser son cas personnel : « Je pourrais parler longuement de ce que nous avons enduré, mais ce n’est pas le plus important », a-t-elle déclaré devant un public de sympathisants.

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Son discours s’est ensuite tourné vers la situation humanitaire à Gaza, qu’elle a décrite comme « un génocide diffusé en direct sous nos yeux ». Avec gravité, elle a ajouté :

« Personne n’a le privilège de dire que nous ne savons pas ce qui se passe. Personne à l’avenir ne pourra prétendre l’ignorer. »

Ces propos interviennent alors que plusieurs militants libérés ont également dénoncé des conditions de détention éprouvantes, poussant l’ONU à évoquer de « possibles mauvais traitements » infligés aux participants de la flottille humanitaire.

Accusant Israël de mener « une destruction massive avec une intention génocidaire », Greta Thunberg a appelé la communauté internationale à ne pas détourner le regard :

« Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur Gaza, ni sur le Congo, le Soudan, l’Afghanistan ou d’autres régions qui subissent les conséquences du système “business as usual” fondé sur l’exploitation et l’indifférence. »

Ces déclarations interviennent alors que le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, avait déclaré à propos des militants :

« Ils doivent ressentir ce que sont les conditions. »

L’intervention de Greta Thunberg à Athènes, marquée par une vive émotion, illustre une fois encore l’évolution de son engagement : d’une lutte environnementale vers un combat plus global contre les injustices sociales et humanitaires

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Imam chroniqueur
Babacar Diop

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