Guinée : au tribunal, un prévenu conteste des violences familiales et livre une version controversée
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Une affaire de violences familiales examinée ce 28 avril 2026 devant le tribunal de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry, suscite de vives réactions. Le prévenu, Amadou Barry, poursuivi pour coups et blessures volontaires sur sa demi-sœur Maïmounatou Barry, a fermement rejeté les accusations à la barre, selon le média Guineematin.
Né en 1990 à Conakry et domicilié à Wanindara, Amadou Barry s’est présenté devant la juridiction avec un bandage visible au poignet. Marchand de profession, célibataire et sans enfant, il affirme n’avoir jamais porté de coups volontaires à la plaignante.
D’après le récit livré devant le tribunal, l’incident se serait produit après une soirée passée à regarder un match de football. Sur le chemin du retour vers son domicile, une bousculade dans le couloir familial aurait déclenché la dispute. Le prévenu explique avoir voulu conduire sa demi-sœur devant leurs parents afin d’éclaircir la situation.
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Selon les déclarations du mis en cause, la situation aurait dégénéré une fois dans la cour familiale avec l’intervention de la mère de la plaignante. Il affirme avoir été agressé physiquement, évoquant morsures, griffures et une altercation qui aurait entraîné la chute d’un verre.
Le prévenu soutient que les éclats du verre brisé auraient blessé sa demi-sœur au visage de manière accidentelle, alors qu’il tentait de se protéger. Il insiste avoir agi en légitime défense et nie toute intention de violence.
Devant le juge, Amadou Barry a réitéré son innocence et assuré ne jamais avoir touché volontairement la plaignante. Cette version devra toutefois être confrontée à celle de la partie civile.
Le tribunal a ainsi décidé de renvoyer l’affaire au 5 mai 2026 afin de permettre la comparution de Maïmounatou Barry et la poursuite des débats judiciaires.
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Ce dossier illustre la complexité des affaires de violences intrafamiliales, souvent marquées par des versions opposées et des tensions profondes. La prochaine audience sera déterminante pour établir les responsabilités et permettre à la justice guinéenne de trancher.
Au-delà de ce cas particulier, cette procédure rappelle combien les conflits familiaux peuvent rapidement basculer dans la sphère judiciaire, où chaque témoignage devient crucial pour faire émerger la vérité.
Rédaction DUNIA NEW’S.













