Guinée-Bissau : l’exfiltration accélérée d’Umaro Sissoco Embaló après un séjour sous tension à Dakar

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Guinée-Bissau : l’exfiltration accélérée d’Umaro Sissoco Embaló après un séjour sous tension à Dakar

L’ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló, arrivé discrètement à Dakar jeudi dernier après ce que plusieurs sources qualifient de « simulation de coup d’État » et de tractations nocturnes avec des officiers proches, dont le général Horta N’Tam – désormais figure forte à Bissau – a de nouveau quitté le Sénégal dans la précipitation. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, l’ex-chef de l’État a été exfiltré vers Brazzaville à sa propre demande, au terme d’une nuit particulièrement agitée dans la capitale sénégalaise.

Une présence à Dakar devenue rapidement inconfortable

D’après des sources crédibles consultées par Confidentiel Afrique, Umaro Sissoco Embaló a insisté pour quitter Dakar en urgence, estimant que le climat politique y devenait hostile à son séjour. La prise de parole incisive du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, ce vendredi devant le Parlement, aurait joué un rôle déterminant. Sonko a dénoncé ce qu’il a décrit comme des « combines souterraines » autour de la crise politique en Guinée-Bissau — une formulation qui aurait particulièrement contrarié le président déchu.

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Visiblement irrité par cette sortie jugée « intransigeante », Sissoco Embaló aurait exprimé son malaise face à la pression politique et médiatique croissante entourant sa présence sur le sol sénégalais.

Une exfiltration orchestrée à haut niveau

Selon les informations en possession de Confidentiel Afrique, Umaro Sissoco Embaló a personnellement sollicité l’intervention du président congolais Denis Sassou N’Guesso afin de quitter le Sénégal dans les plus brefs délais. Avant son départ, il a contacté le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye pour l’informer de son intention tout en lui adressant ses remerciements.

Un vol privé a été affrété pour assurer son transfert vers Brazzaville. D’après des sources autorisées, l’ancien président a embarqué en compagnie de l’un de ses proches collaborateurs, un certain Sissoko, à destination de la capitale congolaise.

Un feuilleton politico-militaire loin d’être terminé

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L’épisode s’ajoute à une série d’événements survenus à la veille de la proclamation des résultats du double scrutin du 23 novembre en Guinée-Bissau, au cours desquels Embaló est accusé d’avoir tenté de manipuler la situation en se rapprochant d’un cercle restreint de militaires. Le rôle central du général Horta N’Tam, désormais présenté comme l’« homme fort » de Bissau, alimente encore davantage les interrogations sur ce qui s’est réellement joué dans les coulisses du pouvoir.

L’exfiltration express d’Umaro Sissoco Embaló vers Brazzaville pourrait bien n’être qu’un nouvel épisode d’une crise politique à rebondissements, dont les ramifications continuent de déstabiliser la scène bissau-guinéenne et de mobiliser les chancelleries ouest-africaines.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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