
Ardabil – Le ton reste particulièrement virulent en Iran plusieurs mois après la mort de l’ancien Guide suprême, Ali Khamenei, tué lors des frappes américano-israéliennes qui ont profondément bouleversé le pays. Lors de son sermon de la prière du vendredi à Ardabil, dans le nord-ouest de l’Iran, l’ayatollah Seyyed Hassan Ameli, représentant du Guide suprême dans la province et imam de la prière du vendredi, a tenu des propos appelant à venger la disparition du dirigeant iranien et dénonçant ce qu’il a qualifié d’« idéologie du trumpisme ».
« Le sang du Guide doit être vengé »
S’adressant aux fidèles, Hassan Ameli a déclaré que la mort de l’ancien Guide suprême ne devait pas rester sans réponse.
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«« Le sang du Guide doit être vengé et nous ne laisserons jamais passer l’occasion de nous venger. Mais il faut aussi comprendre que, même si mille Trump étaient tués dans le cadre de cette vengeance, cela ne compenserait pas le sang de notre Guide. En plus de la vengeance, nous devons demander à Dieu d’effacer de la surface de la Terre l’idéologie du trumpisme. »»
Ces déclarations interviennent dans un contexte de très fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis, marqué par des échanges de frappes militaires et une rhétorique de plus en plus hostile de part et d’autre.
La disparition d’Ali Khamenei lors des frappes menées contre l’Iran a profondément marqué les autorités iraniennes, qui promettent depuis de répondre aux attaques ayant visé leurs dirigeants. Depuis plusieurs mois, les responsables politiques et religieux multiplient les déclarations affirmant que la République islamique exercera des représailles au moment qu’elle jugera opportun.
Hassan Ameli est connu pour ses prises de position particulièrement fermes contre les États-Unis et Israël. En tant qu’imam du vendredi nommé par les plus hautes autorités religieuses iraniennes, ses sermons sont souvent perçus comme reflétant la ligne politique défendue par une partie de l’establishment iranien.
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Les propos tenus à Ardabil interviennent alors que les relations entre Washington et Téhéran demeurent extrêmement tendues. Malgré plusieurs appels de la communauté internationale à la désescalade, les échanges de menaces et les opérations militaires se poursuivent dans la région.
À ce stade, aucune réaction officielle de la Maison-Blanche n’avait été rendue publique à la suite de ces déclarations. Les observateurs estiment toutefois que ce type de discours illustre le climat de confrontation qui continue de prévaloir entre les deux pays, rendant toute perspective de dialogue particulièrement incertaine.
Rédaction DUNIA NEW’S.















