
Jérusalem – Les tensions diplomatiques entre Israël et les États-Unis connaissent un nouvel épisode de crispation après les critiques formulées par le ministre israélien de l’Énergie, Eli Cohen, à l’encontre de l’accord récemment conclu entre Washington et Téhéran.
S’exprimant devant des médias israéliens, le responsable gouvernemental a estimé que l’entente négociée avec l’Iran constituait une erreur stratégique susceptible de renforcer à terme les capacités de la République islamique. Selon lui, Israël ne peut se permettre de dépendre uniquement des garanties diplomatiques internationales pour assurer sa sécurité.
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Eli Cohen a dénoncé ce qu’il considère comme un « mauvais accord », estimant qu’il ne permet pas d’empêcher durablement l’Iran de poursuivre des activités jugées menaçantes pour la sécurité régionale.
« Avec cet accord, les Iraniens finiront par reprendre leurs comportements passés », a-t-il déclaré, exprimant les inquiétudes d’une partie du gouvernement israélien quant à l’efficacité des mécanismes de contrôle prévus dans le texte.
Ces déclarations s’inscrivent dans une longue tradition de méfiance israélienne à l’égard des négociations entre les puissances occidentales et Téhéran. Depuis plusieurs années, les autorités israéliennes affirment que la pression économique et diplomatique doit être maintenue afin d’empêcher l’Iran d’accroître son influence militaire dans la région.
« Israël est prêt à agir seul »
Le ministre israélien a également insisté sur la capacité de son pays à assurer seul sa défense si les circonstances l’exigeaient.
« Israël est prêt à faire face à l’Iran si nécessaire, même seul », a-t-il déclaré, laissant entendre que l’État hébreu n’exclut aucune option en cas de menace directe contre sa sécurité nationale.
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Selon lui, les responsables israéliens auraient même examiné récemment différents scénarios de riposte, y compris la possibilité d’opérations visant le territoire iranien.
Ces propos illustrent la fermeté affichée par plusieurs membres du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui considèrent l’Iran comme la principale menace stratégique pesant sur Israël.
Les déclarations d’Eli Cohen mettent également en lumière les désaccords qui subsistent entre Jérusalem et Washington sur la manière de gérer le dossier iranien.
Bien que les États-Unis demeurent le principal allié d’Israël, plusieurs responsables israéliens ont exprimé leurs réserves concernant certaines initiatives diplomatiques américaines jugées trop conciliantes à l’égard de Téhéran.
Pour les autorités israéliennes, tout accord doit comporter des garanties strictes concernant les activités nucléaires iraniennes ainsi que le soutien présumé de l’Iran à plusieurs groupes armés actifs au Moyen-Orient.
Ces déclarations interviennent dans un contexte régional particulièrement fragile, marqué par des tensions persistantes entre Israël, l’Iran et plusieurs acteurs alliés de Téhéran au Liban, en Syrie, en Irak et dans la bande de Gaza.
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Les analystes estiment que les divergences entre Washington et Jérusalem sur la question iranienne pourraient compliquer davantage les efforts diplomatiques visant à stabiliser la région.
Malgré les critiques israéliennes, les responsables américains continuent de défendre leur stratégie, affirmant que le dialogue demeure le meilleur moyen d’éviter une escalade militaire susceptible d’embraser l’ensemble du Moyen-Orient.
Alors que les réactions se multiplient de part et d’autre, la question iranienne reste plus que jamais au cœur des équilibres géopolitiques de la région, avec des conséquences potentielles bien au-delà des frontières israéliennes et iraniennes.
Rédaction DUNIA NEW’S.















