Israël : Des milliers de manifestants à Tel-Aviv exigent un accord pour la libération des otages détenus à Gaza
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TEL-AVIV – Des milliers d’Israéliens sont descendus dans les rues de Tel-Aviv ce samedi 12 juillet pour réclamer un accord immédiat en vue de la libération des otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza. Cette mobilisation citoyenne intervient alors que les négociations indirectes menées à Doha, au Qatar, semblent au point mort.
Sous une mer de banderoles et de portraits de captifs, les manifestants ont pressé le gouvernement israélien de conclure un accord de cessez-le-feu assorti d’un échange de prisonniers. Le Forum des familles d’otages et de disparus israéliens a pris la tête de ce mouvement, appelant à une fin immédiate de la guerre à Gaza. Selon ses représentants, « chaque jour de conflit renforce le Hamas et compromet davantage la sécurité des otages ».
Des négociations enlisées mais toujours en cours
Un haut responsable israélien, s’exprimant sous anonymat, a néanmoins assuré que les discussions se poursuivaient à Doha malgré les tensions. « Les négociations n’ont pas échoué », a-t-il déclaré, tout en admettant une certaine intransigeance du Hamas dans les pourparlers.
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Le mouvement palestinien, de son côté, a proposé mercredi de libérer dix otages israéliens à titre de geste de bonne volonté. Cette annonce visait à relancer les discussions sur un cessez-le-feu global. Mais Tel-Aviv maintient une condition jugée inacceptable par le Hamas : l’instauration d’une zone tampon à Gaza.
Le bilan humain s’alourdit
Depuis le début de l’offensive israélienne fin octobre 2023, plus de 58 000 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, dont une majorité de femmes et d’enfants, selon l’agence turque Anadolu. Les bombardements intensifs ont ravagé l’enclave, aggravant la crise humanitaire, avec des pénuries alimentaires, un accès limité aux soins et des infrastructures en ruine. Le Qatar et l’Égypte continuent de jouer les médiateurs dans l’espoir d’un accord durable.
Pressions judiciaires internationales sur Israël
Sur le plan juridique, la pression internationale s’intensifie. La Cour pénale internationale (CPI) a récemment émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza. Par ailleurs, la Cour internationale de Justice (CIJ) examine une plainte pour génocide visant l’État d’Israël, à la demande de plusieurs pays africains et latino-américains.
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Une opinion israélienne de plus en plus favorable à l’apaisement
Alors que l’opération militaire semble s’enliser et que le coût humain s’alourdit, une majorité croissante de la population israélienne exprime son désir de voir le conflit cesser, selon plusieurs sondages relayés par la presse locale. « La sécurité d’Israël passe par le retour de nos enfants », a lancé une mère d’otage lors du rassemblement. Le message est clair : la guerre doit céder la place à la négociation.
Par imam chroniqueur Babacar Diop













