
Le climat politique reste particulièrement tendu au Kenya. Face à la multiplication des manifestations contre la vie chère, les nouvelles mesures fiscales et les accusations de corruption visant les autorités, le gouvernement a renforcé les restrictions sur les rassemblements publics, tandis que les forces de sécurité sont accusées de faire un usage excessif de la force.
Depuis plusieurs mois, des milliers de Kényans descendent régulièrement dans les rues pour dénoncer la hausse du coût de la vie, les nouvelles taxes introduites par le gouvernement et la dégradation de leurs conditions économiques. Ces mobilisations, qui ont pris de l’ampleur dans plusieurs villes du pays, sont souvent organisées par des mouvements de la société civile et des partis d’opposition.
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Dans la capitale, Nairobi, le dispositif sécuritaire a été considérablement renforcé. Des unités de police lourdement armées ont été déployées dans plusieurs quartiers stratégiques, tandis que certaines artères ont été fermées à la circulation à l’aide de barrières et de barbelés afin d’empêcher les rassemblements.
Les autorités affirment que ces mesures visent à préserver l’ordre public et à prévenir les violences. En revanche, des organisations de défense des droits humains dénoncent des restrictions jugées disproportionnées à la liberté de manifester.
Selon plusieurs organisations de défense des droits humains et des médias internationaux, les forces de sécurité ont régulièrement dispersé les manifestations à l’aide de gaz lacrymogènes et procédé à de nombreuses arrestations. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent également des affrontements entre policiers et manifestants dans plusieurs villes du pays.
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Des ONG, dont Amnesty International et la Commission nationale kényane des droits de l’homme, accusent également certains agents d’avoir eu recours à des tirs à balles réelles lors de plusieurs opérations de maintien de l’ordre. Les autorités, de leur côté, affirment que les interventions policières répondent à des situations de violence et de troubles à l’ordre public.
Plus de 120 morts en deux ans, selon les organisations de défense des droits humains
La Commission nationale kényane des droits de l’homme (KNCHR) et plusieurs organisations de défense des droits humains estiment que plus de 120 personnes ont été tuées lors d’interventions policières au cours des deux dernières années, dans un contexte marqué par des manifestations répétées et des opérations de maintien de l’ordre controversées.
Ces chiffres alimentent les critiques de la société civile, qui réclame l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et de lutter contre l’impunité.
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La dégradation de la situation sécuritaire suscite également l’inquiétude de plusieurs partenaires internationaux du Kenya. Des organisations internationales et des défenseurs des droits humains appellent régulièrement les autorités à respecter le droit de manifester pacifiquement, tout en invitant les protestataires à éviter les actes de violence.
Alors que la contestation sociale ne faiblit pas, le gouvernement est confronté au défi de répondre aux revendications économiques d’une population éprouvée par la hausse du coût de la vie, tout en garantissant le respect des libertés fondamentales et de l’État de droit.
Rédaction DUNIA NEW’S.















