Les 7 habitudes qui sabotent le bonheur, selon les spécialistes
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Par Imam Babacar Diop – Chroniqueur
Depuis trois décennies, psychologues, philosophes, neuroscientifiques et sociologues convergent vers une même conclusion : une part considérable de notre mal-être provient de mécanismes internes que nous entretenons parfois sans nous en rendre compte.
Le professeur Dan Gilbert, dans Stumbling on Happiness (Vintage Books, p. 77), observe que l’être humain « prédit mal ce qui le rendra véritablement heureux », tant il est dominé par ses automatismes mentaux.
Voici les sept habitudes qui, selon les spécialistes, érodent silencieusement le bien-être. Et comment les dépasser.
- Ruminer : la boucle mentale qui use l’esprit
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La psychologue Susan Nolen-Hoeksema a montré, dans Women Who Think Too Much (Henry Holt, p. 42), que la rumination agit comme « un amplificateur émotionnel » qui prolonge la souffrance au lieu de l’apaiser.
Ses recherches indiquent que plus d’un jeune adulte sur deux se laisse piéger par ces pensées circulaires.
Le neuroscientifique Olivier Gourion conseille le « tag mental », une technique qui consiste à nommer la pensée intrusive pour en réduire l’emprise.
Imam Babacar Diop
« Une pensée n’est qu’une passante. Elle ne devient un tyran que si on la couronne. »
- Le perfectionnisme extrême : la quête impossible
Dans Toujours mieux ! (Odile Jacob, p. 19), le psychiatre Frédéric Fanget décrit le perfectionnisme non comme une recherche noble de la qualité, mais comme « une stratégie de défense contre l’échec » qui finit par fragiliser.
Chercher la perfection revient souvent à perdre le plaisir d’agir.
Imam Babacar Diop
« Vouloir être parfait, c’est entrer en guerre contre l’humain en soi. »
- Malmener son rythme biologique : défier son propre corps
La psychiatre Marine Colombel montre dans Les pouvoirs insoupçonnés de nos horloges biologiques (Flammarion, p. 63) que chaque organe obéit à un timing précis. Le perturber revient à dérégler l’ensemble.
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L’EFSA rappelait déjà en 2015 de ne pas excéder 400 mg de caféine par jour afin de préserver le sommeil.
Imam Babacar Diop
« Le corps parle avant l’âme. Qui n’écoute pas sa fatigue finira par entendre sa douleur. »
- Vivre dans des relations toxiques : l’érosion lente de soi
Pour Béatrice Millêtre, dans Le Livre de la haute sensibilité (Payot, p. 101), « la toxicité relationnelle n’est pas un événement, mais un climat ». Un climat qui, goutte après goutte, affaiblit l’estime de soi.
Quitter une relation toxique, ce n’est pas tourner le dos à quelqu’un : c’est revenir vers soi.
Imam Babacar Diop
« Chaque personne qui t’épuise te retire un peu d’avenir. »
- Tout vouloir contrôler : la fiction du pouvoir total
Le sociologue Alain Ehrenberg, dans La Fatigue d’être soi (Odile Jacob, p. 54), explique que la société moderne impose à l’individu la responsabilité totale de sa réussite, générant une pression permanente.
Le maître zen John Daido Loori pose une question simple dans Celebrating Everyday Life (Shambhala, p. 12) : « Cherches-tu à contrôler ta vie ou à la vivre ? »
Imam Babacar Diop
« Lorsque tu relâches ta prise, la vie te montre qu’elle marchait déjà sans ton autorisation. »
- Ne pas savoir dire non : le sacrifice silencieux
Dans Foutez-vous la paix ! (Flammarion, p. 87), Fabrice Midal rappelle que « dire non, c’est protéger ce qui fait de nous un être humain ».
Un « oui » dicté par la peur devient un fardeau invisible.
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Imam Babacar Diop
« Quand tu dis oui à tout le monde, quelqu’un souffre toujours : toi. »
- Manquer de courage existentiel : vivre pour les autres, s’oublier soi-même
La soignante Bronnie Ware rapporte dans The Top Five Regrets of the Dying (Hay House, p. 29) que le regret le plus fréquent en fin de vie est de ne pas avoir vécu fidèle à ses propres aspirations.
Le philosophe Michel Lacroix, dans Le Courage réinventé (Robert Laffont, p. 46), décrit ce « courage relationnel » qui permet d’exister sans agressivité.
Aristote, dans L’Éthique à Nicomaque (II, 7), place le courage dans la juste mesure entre la peur et l’audace déraisonnable.
Imam Babacar Diop
« Le courage n’est pas de monter sur un champ de bataille, mais d’entrer enfin dans sa propre vie. »
Conclusion : le bonheur comme discipline quotidienne
Ces habitudes ne sont pas des fatalités. Elles se transforment dès qu’on y oppose un peu de lucidité, comme on entrouvre une fenêtre pour laisser entrer un air plus clair.
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Le psychiatre Christophe André rappelle dans Imparfaits, libres et heureux (Odile Jacob, p. 13) que « le bonheur est un geste d’attention plus qu’une récompense ».
Imam Babacar Diop
« Le bonheur n’est pas un trésor enfoui. C’est une discipline douce, quotidienne, humble, comme l’art de respirer avec gratitude. »
Imam chroniqueur
Babacar Diop













