Mali : Bamako accuse des pays voisins d’abriter et soutenir des groupes terroristes
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Le gouvernement du Mali hausse le ton face à l’insécurité persistante dans le Sahel. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a affirmé que certains pays voisins serviraient de base arrière à des groupes armés opérant contre le Mali.
Lors d’une déclaration officielle, Abdoulaye Diop a affirmé : « Il y a des pays voisins qui abritent actuellement des groupes terroristes, qui les soutiennent ou qui reçoivent fréquemment des forces hostiles menant des opérations contre nous. »
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Cette sortie intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans la région sahélienne, où les attaques jihadistes continuent de viser les forces armées et les populations civiles.
Selon plusieurs analyses de France 24 et Reuters, les autorités maliennes dénoncent régulièrement l’existence de sanctuaires transfrontaliers utilisés par des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique.
Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire majeure alimentée par des groupes jihadistes actifs dans la zone dite des « trois frontières » (Mali, Niger, Burkina Faso).
Les experts cités par International Crisis Group soulignent que ces groupes exploitent la porosité des frontières et la faiblesse de la coopération régionale pour mener des attaques transfrontalières.
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Ces accusations interviennent également alors que Bamako a profondément réorganisé ses alliances sécuritaires ces dernières années, notamment après le retrait progressif des forces françaises et européennes.
Les propos du chef de la diplomatie malienne risquent d’accentuer les tensions diplomatiques dans une région déjà marquée par des relations complexes entre États sahéliens.
Selon Al Jazeera, les autorités maliennes réclament depuis plusieurs mois une coopération plus étroite entre pays voisins pour lutter contre les groupes armés transnationaux.
Toutefois, les analystes rappellent que la lutte contre le terrorisme au Sahel reste un défi majeur nécessitant coordination, partage de renseignements et stabilisation politique.
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Cette déclaration confirme la volonté de Bamako de porter la question sécuritaire sur le terrain diplomatique et régional.
Elle souligne également la dimension désormais transfrontalière du conflit, qui dépasse largement les frontières maliennes et concerne l’ensemble du Sahel.
Rédaction DUNIA NEW’S













