Mérite oublié, image sacrée : le vrai drame du monde du travail
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Dans le Sénégal d’aujourd’hui, beaucoup de carrières se jouent avant toute parole. Un regard, une impression, un jugement silencieux. Et parfois, un destin professionnel se ferme pour de simples traits du visage.
« La phrase “je ne le sens pas” est devenue une sentence sociale. Elle ne repose ni sur la preuve, ni sur l’effort, mais sur l’image. »
— Imam Babacar Diop
Jugements rapides : le piège du cerveau humain
Des études de Princeton et de Glasgow montrent que notre cerveau forme des impressions en quelques secondes, à partir d’un visage. Ces jugements sont rapides… mais souvent trompeurs.
Nous croyons détecter l’incompétence. En réalité, nous projetons nos stéréotypes.
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« Nous avons transformé la paresse de juger vite en sagesse d’intuition. C’est l’une des grandes hypocrisies modernes. »
— Imam Babacar Diop
Quand l’apparence prime sur le mérite
Dans nos bureaux, ONG ou administrations, les décisions se prennent parfois sur la “prestance” plutôt que sur le talent. La bonne tête attire la confiance, le mauvais visage suscite la méfiance.
Le sociologue Pierre Bourdieu l’avait dit :
« Les dominations les plus efficaces sont celles qui se font oublier. »
Une question d’éthique et de foi
Dans un pays majoritairement croyant, ce comportement interpelle notre conscience. Comment parler de justice, d’éthique, de valeurs, tout en jugeant les gens sur leur apparence ?
« Dieu ne nous demandera pas si un homme avait une belle apparence, mais s’il était juste dans ses actes. Pourtant, nous faisons l’inverse. »
— Imam Babacar Diop
Le penseur Tariq Ramadan rappelait :
« La justice commence là où l’on cesse de réduire l’autre à une image. »
Changer notre regard
Un pays ne se construit pas sur les plus beaux visages, mais sur les consciences les plus droites. Tant que nous confondrons charisme et compétence, allure et autorité, nous choisirons mal nos élites.
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« Le développement d’un pays commence quand on cesse de juger vite et qu’on commence à comprendre en profondeur. »
— Imam Babacar Diop
Conclusion
Cette chronique n’accuse pas. Elle interpelle. Elle nous invite à ralentir nos jugements. À écouter avant de trancher.
Car la compétence ne se lit pas sur un visage. Elle se révèle dans le travail, la constance et la vérité.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













