Nigeria : une quarantaine d’éleveurs peuls tués, les tensions s’aggravent dans le centre du pays

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Nigeria : une quarantaine d’éleveurs peuls tués, les tensions s’aggravent dans le centre du pays

Une nouvelle flambée de violence secoue le centre du Nigeria, où une opération armée attribuée à des miliciens locaux aurait coûté la vie à près de quarante éleveurs peuls. L’épisode, encore entouré d’incertitudes, ravive les craintes d’un cycle de représailles dans une région déjà fragilisée par les conflits sécuritaires.

Selon plusieurs sources locales et sécuritaires, l’attaque aurait visé des campements d’éleveurs situés autour de Kabe. Les assaillants seraient des miliciens nigérians appuyés par des groupes venus du Bénin, avec un soutien présumé d’éléments militaires nigérians une accusation qui n’a, à ce stade, fait l’objet d’aucune confirmation officielle.
Le bilan humain reste incertain : certaines sources évoquent 41 morts, d’autres au moins 38. Plusieurs hommes auraient été arrêtés avant d’être exécutés, soupçonnés d’entretenir des liens avec Ansaru, un groupe affilié à Al‑Qaïda.
L’armée nigériane n’a pas commenté ces accusations, laissant planer le doute sur les responsabilités exactes.

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Le centre du Nigeria est depuis des années le théâtre d’affrontements complexes mêlant groupes jihadistes, bandes criminelles, milices d’autodéfense et tensions communautaires. Les éleveurs peuls, souvent assimilés à tort ou à raison aux groupes armés, sont régulièrement la cible d’attaques de représailles.
Cette confusion entre civils et combattants nourrit un climat de méfiance généralisée, aggravé par l’absence de réponse sécuritaire jugée suffisante par les populations locales.

Des spécialistes de la sécurité régionale redoutent que cet épisode n’alimente davantage la radicalisation. Les représailles contre des communautés entières pourraient renforcer les recrutements jihadistes et accélérer l’instabilité dans la zone.

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Sur le terrain, plusieurs campements ont été désertés. De nombreux éleveurs ont pris la fuite avec leur bétail, craignant de nouvelles attaques.
Cette nouvelle tragédie illustre une fois de plus la fragilité persistante du centre nigérian, où les lignes entre lutte antiterroriste, rivalités communautaires et milices locales restent dangereusement floues.

Rédaction DUNIA NEW’S

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