Octobre Rose au Sénégal : Quand le dépistage devient une arme de guérison

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Octobre Rose au Sénégal : Quand le dépistage devient une arme de guérison

Chaque année, le mois d’octobre se pare de rose pour rappeler une vérité vitale : le cancer du sein n’est pas une fatalité, à condition d’être détecté à temps. Pourtant, la peur, les préjugés et parfois le manque d’information empêchent encore de nombreuses femmes de franchir le pas du dépistage.

Au siège de la Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA), la mobilisation est à son comble depuis le 1er octobre. Bénévoles, médecins et patientes se côtoient dans une atmosphère empreinte d’espoir. « Le dépistage est un pas décisif vers la guérison », souligne la présidente Dr Fatma Guenoune, convaincue que la prévention sauve bien plus de vies que la guérison tardive. Elle rappelle que 90 % des tumeurs de petite taille détectées tôt sont guérissables.

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Dans une salle de consultation, Dr Amadou Cissé, chirurgien-oncologue à l’hôpital Dalal Jamm, insiste sur l’importance de l’autopalpation :

« Chaque femme devrait connaître ses seins, les palper régulièrement, examiner les aisselles et consulter au moindre doute. »

Ce geste simple, pratiqué mensuellement, peut être le premier signal d’alerte avant un examen clinique plus approfondi.
C’est ce qu’a compris Mame Diarra Ndiaye, 27 ans, dont la mère est décédée d’un cancer du sein. Après des mois d’hésitation, elle s’est rendue au centre de dépistage. Bien que son examen ne révèle aucun nodule, son médecin lui recommande une mammographie et une IRM mammaire en raison de ses antécédents familiaux.

Pour Dr Cissé, le dépistage ne doit pas être un réflexe ponctuel, mais un suivi régulier. Chez les jeunes femmes, l’échographie mammaire est souvent privilégiée, car leurs tissus sont plus denses et rendent la mammographie moins lisible.

Au Plateau médical Serigne Saliou Mbacké de la Médina, les machines d’imagerie tournent à plein régime. Mamy Lèye (49 ans) et Awa Kane (52 ans) viennent d’y passer leur mammographie. Devant l’écran, la radiologue Dr Soukayna explique :

« Les clichés permettent d’examiner le sein sous plusieurs angles. Si une anomalie apparaît, l’échographie vient préciser la nature de la lésion. »

Dans certains cas, une biopsie est nécessaire pour distinguer une tumeur bénigne d’une tumeur maligne.
« J’ai moi-même été opérée d’une mastopathie fibrokystique, causée par un déséquilibre hormonal », confie Awa Lèye, reconnaissante d’avoir été dépistée à temps.

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Mais lorsque le diagnostic révèle un carcinome, la prise en charge devient plus lourde : chimiothérapie, mastectomie, radiothérapie… autant d’épreuves qui auraient pu être évitées par un simple dépistage précoce.

Pour Dr Guenoune, la lutte ne se limite pas au mois d’octobre :

« Le cancer, c’est toute l’année. Le ruban rose ne doit pas s’éteindre en novembre. »

Au-delà des chiffres, Octobre Rose reste avant tout un cri du cœur : celui de milliers de femmes qui, malgré la peur, choisissent la vie.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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