Tensions sécuritaires à la frontière : le commerce entre le Sénégal et le Mali menacé
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Une attaque armée perpétrée le lundi 1er juillet à Diboli, localité malienne située à proximité immédiate de la frontière sénégalaise, suscite de vives inquiétudes quant à la stabilité sécuritaire de la région et à l’avenir des échanges transfrontaliers.
Selon des sources sécuritaires, l’attaque a été menée à l’aube, vers 6h du matin, par des éléments affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), actif dans le Sahel. Diboli, distante d’à peine 1,5 km de la ville sénégalaise de Kidira, représente un carrefour stratégique pour le commerce entre les deux pays.
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En réponse à cette incursion violente, les autorités maliennes ont rapidement décrété un couvre-feu de 30 jours sur l’ensemble de la région de Kayes. La mesure, annoncée par le gouverneur de région, le Général de brigade Moussa Soumaré, s’appliquera quotidiennement de 21h à 6h du matin, à compter du 1er juillet jusqu’au 30 juillet, et pourrait être reconduite.
Le couvre-feu concerne tous les déplacements nocturnes, à l’exception des véhicules des forces de défense et de sécurité, ainsi que des ambulances munies d’un ordre de mission officiel.
Cette décision, bien que jugée indispensable pour restaurer l’ordre, perturbe d’ores et déjà le trafic routier dans la zone frontalière, notamment à Diboli–Kidira, principal axe de transit des marchandises entre Dakar et Bamako. Transporteurs, commerçants et opérateurs logistiques redoutent un ralentissement durable des échanges économiques.
Les autorités sénégalaises, tout en surveillant de près l’évolution de la situation, n’ont pas encore annoncé de mesure particulière. Toutefois, des observateurs alertent sur les risques de perturbations en cascade, notamment dans l’approvisionnement du Mali via le port de Dakar, dont une large part transite par cette frontière terrestre.
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Cette nouvelle flambée de violence souligne la persistance de l’instabilité dans les zones frontalières du Sahel, malgré les efforts déployés pour endiguer la menace djihadiste. Elle remet également en lumière la fragilité des chaînes logistiques régionales, déjà éprouvées par les crises politiques et les défis sécuritaires.
imam chroniqueur Babacar Diop













