Togo/Le ministre Burkinabè Bassolma Bazié sonne la révolte : l’Afrique refuse désormais des dirigeants imposés et réclame ses richesses

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Togo/Le ministre Burkinabè Bassolma Bazié sonne la révolte : l’Afrique refuse désormais des dirigeants imposés et réclame ses richesses

Dans un contexte africain marqué par des recompositions géopolitiques et une contestation croissante des influences extérieures, Bassolma Bazié hausse le ton. À Lomé, sa prise de parole résonne comme un manifeste politique : celui d’une Afrique qui revendique désormais le droit de choisir librement ses dirigeants et de tirer profit de ses richesses naturelles. Une déclaration forte qui s’inscrit dans la dynamique souverainiste portée par plusieurs pays du Sahel.

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Face à un auditoire attentif, Bassolma Bazié a dénoncé avec vigueur les pratiques qu’il assimile à des impositions extérieures en matière de gouvernance. Selon lui, le temps où des puissances étrangères influençaient ou orientaient le choix des dirigeants africains est révolu. Son discours s’inscrit dans une logique de rupture : celle d’une Afrique décidée à reprendre le contrôle de son destin politique. Il appelle ainsi à une responsabilisation des peuples africains, invités à défendre eux-mêmes leurs intérêts et à refuser toute forme de tutelle déguisée.

Au-delà de la question politique, l’intervention du responsable burkinabè met en lumière un autre combat : celui de la valorisation des matières premières africaines.
Pour Bassolma Bazié, il est inadmissible que les ressources du continent continuent de profiter majoritairement à des intérêts extérieurs, alors que les populations locales peinent à en tirer des bénéfices concrets. Il plaide pour une transformation structurelle des économies africaines, afin que les richesses naturelles deviennent de véritables leviers de développement endogène.

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Ce discours s’inscrit également dans la dynamique portée par l’Alliance des États du Sahel (AES), qui prône une coopération renforcée entre pays africains sur les plans sécuritaire, économique et politique.
Bassolma Bazié défend une vision panafricaine où solidarité régionale et indépendance stratégique vont de pair. Il invite les États africains à mutualiser leurs efforts pour faire face aux défis communs, notamment en matière de sécurité et de développement.

Plus qu’une simple déclaration, l’intervention de Bassolma Bazié traduit une évolution profonde des rapports entre l’Afrique et le reste du monde. Elle témoigne d’une volonté affirmée de rompre avec certains schémas hérités du passé et d’ouvrir une nouvelle ère fondée sur la souveraineté, la dignité et l’autodétermination.

À travers ces mots sans détour, Bassolma Bazié ne se contente pas de dénoncer : il trace une ligne. Celle d’une Afrique qui ne veut plus subir, mais décider. Une Afrique qui refuse d’être un simple réservoir de ressources et aspire à devenir un véritable acteur de son propre destin. Reste désormais à savoir si cette ambition trouvera une traduction concrète dans les politiques publiques et les réalités économiques du continent.

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Par Jean-Marc Ashraf pour Dunia-news

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