Tragédie en mer : 39 migrants sénégalais portés disparus après un départ clandestin depuis Mbour
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Un nouveau drame de l’émigration clandestine secoue le Sénégal. Une pirogue transportant 39 migrants sénégalais, dont quatre enfants, a disparu en mer alors qu’elle tentait de rallier les côtes européennes. Le départ a eu lieu le 15 mars depuis la ville côtière de Mbour, mais depuis cette date, aucune nouvelle n’est parvenue concernant les passagers.
L’organisation Horizon Sans Frontières (HSF), qui suit de près les mouvements migratoires dans la région, a révélé cette disparition inquiétante. Son président, Boubacar Sèye, a indiqué que tous les passagers sont désormais portés disparus, en dépit des efforts engagés pour localiser l’embarcation. La pirogue, comme beaucoup d’autres avant elle, a sombré dans l’ombre de l’incertitude et de l’oubli, sans trace ni signal.
Ce drame touche particulièrement le village de Taïba Niassène, dont proviendraient plus de la moitié des migrants à bord. Un habitant de la localité, M. Dramé, a confié à HSF qu’il a perdu deux de ses enfants dans cette tentative périlleuse de rejoindre l’Europe. Sa douleur est celle de nombreuses familles sénégalaises confrontées à la disparition de proches partis en quête d’un avenir meilleur.
Malgré les campagnes de sensibilisation sur les dangers de l’émigration irrégulière, les départs clandestins se poursuivent, alimentés par la pauvreté, le chômage, et le rêve d’une vie meilleure ailleurs. Les routes maritimes, en particulier celles reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries ou au sud de l’Espagne, demeurent parmi les plus meurtrières au monde.
Cette nouvelle disparition met une fois de plus en lumière l’urgence d’une réponse concertée aux causes profondes de l’exil, ainsi qu’à la mise en place de mécanismes de suivi et de sauvetage plus efficaces pour protéger la vie des candidats à l’émigration. Elle rappelle aussi la nécessité de renforcer les initiatives locales de développement pour offrir des perspectives viables aux jeunes, afin qu’ils ne soient plus contraints de risquer leur vie en haute mer.
Les recherches se poursuivent, mais l’espoir de retrouver les passagers vivants s’amenuise avec le temps. En attendant, les familles endeuillées de Taïba Niassène et d’ailleurs attendent des réponses, entre silence et prière.
Imam chroniqueur Babacar Diop













