Zimbabwe : Harare refuse un financement américain de 350 millions de dollars au nom de la souveraineté nationale
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Le gouvernement zimbabwéen vient de mettre fin aux négociations avec Washington autour d’un financement de 350 millions de dollars destiné au secteur de la santé. Ce projet, présenté comme une initiative de soutien à la lutte contre le VIH/SIDA et la tuberculose, devait renforcer les capacités sanitaires du pays. Mais Harare a jugé certaines conditions inacceptables, estimant qu’elles compromettaient la souveraineté nationale.
Selon des sources proches du dossier, plusieurs clauses ont particulièrement dérangé les autorités. Parmi elles, la demande d’un accès direct et prolongé à des données sanitaires sensibles, ainsi que des liens évoqués avec l’accès à des ressources stratégiques. Pour le gouvernement, ces exigences dépassaient le cadre d’un simple partenariat sanitaire et risquaient d’ouvrir la voie à une ingérence dans les affaires internes du pays.
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Cette décision s’inscrit dans une logique de fermeté affichée par Harare, qui entend préserver son autonomie face aux grandes puissances. Le Zimbabwe reconnaît l’importance des financements internationaux pour soutenir son système de santé, mais refuse de céder sur des points jugés essentiels pour son indépendance.
Du côté américain, ce financement s’inscrivait dans une stratégie plus large de coopération en Afrique, visant à renforcer la santé publique et à consolider l’influence diplomatique des États-Unis dans la région. Le refus du Zimbabwe constitue donc un revers pour Washington, qui espérait renforcer son partenariat avec Harare dans un domaine aussi crucial que la santé.
Au-delà de l’aspect financier, cette affaire révèle un enjeu géopolitique majeur : la tension entre l’aide internationale et la souveraineté des États africains. Le Zimbabwe, en rejetant cette offre, envoie un signal fort à ses partenaires étrangers : l’assistance est la bienvenue, mais pas au prix d’une perte de contrôle sur ses données et ses ressources stratégiques.
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L’avenir dira si cette position ferme isolera davantage Harare sur la scène internationale ou si elle renforcera son image de pays attaché à son indépendance. Une chose est certaine : la santé publique reste un terrain sensible où se croisent intérêts humanitaires et calculs géopolitiques.
Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S TV













