Afrique du Sud : nouveau revers judiciaire pour Cyril Ramaphosa
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Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a fermement exclu toute démission lors d’une allocution télévisée, lundi soir. Cette prise de parole intervient alors que la Cour constitutionnelle a récemment relancé une procédure qui pourrait mener à sa destitution. Dans une décision rendue vendredi, la plus haute juridiction du pays a invalidé un vote de l’Assemblée nationale datant de 2022, qui avait jusqu’ici bloqué la mise en place d’une commission parlementaire chargée d’examiner les griefs à l’encontre du chef de l’État.
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L’affaire, connue sous le nom de « Phala Phala », tire son origine du vol d’une importante somme d’argent liquide – plusieurs centaines de milliers de dollars – cachée dans un canapé de la ferme présidentielle, située dans le nord-est du pays. Ramaphosa est accusé par ses opposants d’avoir tenté d’étouffer l’incident. Il reconnaît le cambriolage mais assure avoir informé la police, affirmant que l’argent provenait de la vente de vingt buffles pour un montant de 580 000 dollars.
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Le président a annoncé son intention de saisir les tribunaux pour contester le rapport du comité indépendant, qu’il juge entaché d’« erreurs de droit » et de conclusions non fondées. Bien que fragilisé, il reste en fonction. L’ancien militant anti-apartheid, au pouvoir depuis 2018, avait déjà vu les poursuites pour blanchiment et corruption abandonnées en octobre 2024, faute de perspectives raisonnables de condamnation.
Patrice Assiongbon SOWANOU













