Anévrisme : les symptômes qu’il ne faut jamais ignorer…
Votre Pub ici !

L’anévrisme est une dilatation anormale de la paroi d’une artère, qui peut survenir dans le cerveau, l’aorte ou d’autres vaisseaux majeurs. Ce phénomène, souvent silencieux, constitue une véritable bombe à retardement : sa rupture provoque des hémorragies potentiellement fatales. D’où l’importance d’en reconnaître les signes avant-coureurs.
Un mal discret, mais redoutable
Dans la majorité des cas, un anévrisme ne provoque aucun symptôme jusqu’à sa rupture. Selon le Dr Michel Pérusse, neurochirurgien au CHU de Québec, « près de 80 % des anévrismes cérébraux découverts sont fortuits, car ils ne provoquent ni douleur ni gêne avant la catastrophe » (Le cerveau fragile, Éditions MultiMondes, p. 112).
À lire aussi : Quand le cœur parle : ces 5 signaux que nous ne devons jamais ignorer
Toutefois, certains signaux peuvent alerter, notamment :
Des maux de tête intenses et soudains, souvent décrits comme « le pire mal de tête de la vie » ;
Des troubles de la vision (vision double, baisse brutale de l’acuité visuelle) ;
Des douleurs derrière l’œil ou au niveau du cou ;
Des vertiges, des nausées, une rigidité de la nuque ;
Une perte de conscience ou une confusion passagère.
Lorsque ces symptômes apparaissent brutalement, il faut consulter en urgence. Selon le Pr Jean-Philippe Desilles, neurologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris), « chaque minute compte : un anévrisme rompu entraîne une hémorragie cérébrale qui tue ou handicape gravement dans 50 % des cas » (Neurologie d’urgence, Masson, p. 87).
Les anévrismes de l’aorte : un autre danger silencieux
L’anévrisme de l’aorte abdominale est tout aussi insidieux. Il peut se développer durant des années sans aucun signe. Souvent découvert fortuitement lors d’une échographie ou d’un scanner, il menace de se rompre dès qu’il dépasse 5 cm de diamètre.
Les signes d’alerte incluent :
Une douleur abdominale persistante irradiant vers le dos ou les reins ;
Une sensation de battement dans le ventre ;
Parfois une hypotension brutale ou un malaise inexpliqué.
Le Dr Jean-Pierre Becquemin, chirurgien vasculaire à l’Hôpital Henri-Mondor, rappelle que « la mortalité d’une rupture d’anévrisme aortique dépasse 80 %, mais dépisté tôt, il peut être opéré avec un taux de survie supérieur à 95 % » (Chirurgie vasculaire moderne, Elsevier, p. 203).
À lire aussi : Repenser la politique du livre : un forum pour réenchanter la lecture au Sénégal
Prévenir avant tout
Plusieurs facteurs favorisent l’apparition d’un anévrisme :
Hypertension artérielle chronique,
Tabagisme,
Antécédents familiaux,
Cholestérol élevé,
Consommation excessive d’alcool.
Le Coran nous rappelle l’importance de la modération et de la préservation du corps :
« Ne vous tuez pas vous-mêmes. Allah, en vérité, est Miséricordieux envers vous » (Sourate An-Nisâ’, 4:29).
De même, le Prophète Muhammad ﷺ a dit :
« Ton corps a des droits sur toi » (Rapporté par al-Bukhârî, n°5199).
Le Cheikh Ahmadou Bamba insistait aussi sur la discipline corporelle :
« Le corps est le premier outil de la servitude à Dieu ; l’entretenir, c’est servir le Seigneur » (Massalik al-Jinan, verset 2435).
Ces paroles rappellent que prévenir la maladie est une responsabilité spirituelle autant que médicale.
Le diagnostic sauve des vies
Le dépistage est essentiel, surtout chez les personnes à risque. Les outils modernes – scanner, IRM ou échographie – permettent de détecter un anévrisme avant qu’il ne se rompe.
Selon Dr Anne Ducros, professeure de neurologie à Montpellier, « la découverte précoce d’un anévrisme permet souvent une embolisation ou une chirurgie préventive, évitant ainsi 9 ruptures sur 10 » (Céphalées et urgences neurologiques, Springer, p. 56).
Un message d’espoir et de vigilance
Un anévrisme n’est pas une condamnation, mais un avertissement de la vie. La vigilance, la prière, la bonne hygiène de vie et la médecine moderne peuvent en venir à bout. Comme l’écrit Ibn al-Qayyim :
« La négligence du corps mène à la faiblesse de l’âme ; et la faiblesse de l’âme entraîne la négligence du corps » (Zâd al-Ma‘âd, vol. 4, p. 15).
En résumé : les signaux d’alerte à ne jamais ignorer
À lire aussi : 🇨🇮 Côte d’Ivoire : Le Front Commun PPA-CI – PDCI-RDA appelle à poursuivre la marche pour la démocratie et la justice
Céphalée soudaine et violente
Vision double ou trouble
Douleur thoracique ou abdominale pulsatile
Perte de conscience ou confusion soudaine
Rigidité de la nuque
À la moindre alerte, consultez immédiatement un médecin. Car dans le cas de l’anévrisme, la minute peut sauver la vie.
Par Imam chroniqueur Babacar Diop













