Au Chili, l’inflation a atteint son plus haut niveau depuis presque deux ans, avec +1% pour le mois d’octobre, selon les derniers chiffres de l’Institut national des statistiques. Une augmentation principalement due à la hausse des prix de l’énergie après que le gouvernement chilien a mis fin en juillet 2024 au gel des tarifs de l’électricité. Ce blocage des prix avait été mis en place il y a cinq ans au moment de la crise sociale.

En l’espace de deux mois, Sandra a vu sa facture d’électricité doubler. « Avant, je payais entre 18 à 20 euros par mois, aujourd’hui, je dois payer environ 40 euros ». Et avec son salaire minimum, toutes les économies sont bonnes à faire. « J’utilise moins la bouilloire, le fer à repasser, ou encore le micro-onde… J’éteins la lumière plus tôt aussi », détaille-elle.
Diminuer la consommation
Sandra a eu droit à une aide financière de l’État pour faire face à cette hausse des tarifs, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Cela affecte le porte-monnaie, dit Rainel. « Au lieu d’aller dans un café, ou au restaurant ce soir, on a préféré venir au parc avec le chien », témoigne-t-il. Dans son appartement, il a également installé quelques gadgets pour diminuer la consommation d’électricité. « On a mis des interrupteurs automatiques qui se chargent à l’énergie solaire. Et on programme aussi le chauffe-eau pour qu’il ne s’allume que deux fois dans la journée ».
Décisions drastiques
D’autres encore ont pris des décisions plus drastiques, comme Francisco, il a vendu son restaurant et s’occupe désormais de livrer des repas lors d’événements. « Comme ça on n’a pas de loyer, ni de coût fixe. On finit le travail et ça s’arrête là, jusqu’au prochain événement », explique-t-il.
Une nouvelle hausse des tarifs de l’électricité est attendue dans deux mois au Chili, en janvier prochain.















