
Cinq prévenus, dont trois militaires, sont poursuivis devant la CRIET pour des faits présumés de complicité d’exercice illégal de la pharmacie et d’autres fonctions dans une affaire de libération de cargaisons de produits pharmaceutiques contre de l’argent.
Selon le parquet spécial, les trois militaires auraient utilisé leurs uniformes pour simuler la saisie de produits pharmaceutiques et psychotropes, avant de remettre les marchandises aux conducteurs en échange de sommes d’argent.
Le ministère public évoque notamment des versements de 200 000 FCFA et 300 000 FCFA.
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Les cinq prévenus ont contesté les faits à la barre.
À l’issue de ses réquisitions, le procureur spécial a demandé 60 mois de prison ferme contre chacun des cinq prévenus, ainsi qu’une amende de 2 millions FCFA.
Le parquet a également requis la confiscation et la destruction des produits saisis. L’avocat des militaires a plaidé leur relaxe pure et simple ou, à défaut, leur relaxe au bénéfice du doute.
La défense estime notamment que l’existence d’un groupe de discussion commun ne suffit pas à établir une infraction et reproche au parquet de ne pas avoir suffisamment tenu compte des procès-verbaux.
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Le dossier a finalement été renvoyé au 8 octobre 2026 pour permettre la production de nouvelles pièces.
Patrice Assiongbon SOWANOU















