Bénin : Révision constitutionnelle adoptée, le pays entre dans une nouvelle ère institutionnelle

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Bénin : Révision constitutionnelle adoptée, le pays entre dans une nouvelle ère institutionnelle

Par Gil-christ DJOSSOU

Le Bénin a franchi un tournant majeur dans son histoire politique. Le jeudi 14 novembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté la loi portant révision de la Constitution. Le texte a été voté par 90 députés contre 19, sans abstention. Ce vote marque l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs mois par les groupes parlementaires de la majorité, notamment l’Union Progressiste le Renouveau et le Bloc Républicain.

Au total, 15 nouveaux articles ont été introduits dans la Constitution et 18 autres ont été modifiés. Ces changements touchent à la fois la structure des institutions, la durée des mandats et les règles de fonctionnement du pouvoir législatif et exécutif.

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Le mandat présidentiel est désormais fixé à sept ans, renouvelable une seule fois. Aucun citoyen ne pourra exercer plus de deux mandats présidentiels au cours de sa vie. Cette mesure vise à renforcer l’alternance démocratique et à éviter les dérives liées à la longévité au pouvoir.

Autre changement majeur: le Parlement devient bicaméral. En plus de l’Assemblée nationale, un Sénat est créé. Cette nouvelle chambre est composée de sénateurs dont la mission est de réguler la vie politique, de préserver l’unité nationale et de veiller au développement et à la sécurité publique. Les modalités de désignation des sénateurs n’ont pas encore été précisées, mais leur rôle s’annonce stratégique dans le nouvel équilibre institutionnel.

La durée du mandat des députés passe également à sept ans, renouvelable. Une disposition controversée a été introduite: tout député qui démissionne de son parti perd automatiquement son mandat. Cette mesure est présentée comme un moyen de lutter contre la transhumance politique, mais elle suscite des interrogations sur la liberté individuelle des élus.

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Les mandats locaux ne sont pas en reste. Les maires et les conseillers communaux exerceront désormais pour une durée de sept ans, renouvelable. Cette harmonisation des mandats à tous les niveaux vise à réduire la fréquence des élections et à favoriser la stabilité des institutions.

La révision constitutionnelle intervient dans un contexte politique marqué par la préparation de l’élection présidentielle de 2026. Le président Patrice Talon, qui ne briguera pas un nouveau mandat, laisse derrière lui une architecture institutionnelle profondément transformée. Les partisans de la réforme saluent une avancée vers une démocratie plus mature, tandis que certains observateurs s’inquiètent d’un renforcement excessif du pouvoir en place.

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