Bissau : Nuit de fortes tensions au sommet de l’armée après le conclave présidentiel
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Un climat de crispation extrême a secoué hier soir les plus hauts cercles militaires de Bissau. Comme l’avait annoncé Confidentiel Afrique dans son édition du 25 novembre, un profond malaise s’est installé au sein du haut commandement à la suite d’un conclave tenu dans l’après-midi au palais présidentiel, sur convocation du président sortant Umaro Sissoco Embaló.
Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, trois généraux ont clairement exprimé leur refus de cautionner une tentative de confiscation du verdict issu du double scrutin, dont les premières tendances donnent une avance confortable au candidat Fernando Dias Da Costa. La veille, Confidentiel Afrique révélait déjà qu’Embaló avait pleinement conscience de sa défaite et ne semblait pas disposé à s’y résigner.
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Les tensions auraient également été exacerbées par la présence jugée « suspecte » à Bissau du général guinéen Sékouba Konaté, dont le séjour soulève plusieurs zones d’ombre.
Des sources sécuritaires ont confirmé que des tirs ont été entendus en début de soirée dans le centre-ville, notamment autour du siège de la Commission électorale nationale, puis quelques minutes plus tard dans les environs du palais présidentiel. Dans la foulée, Confidentiel Afrique a appris que le président Umaro Sissoco Embaló s’est réfugié dans un lieu sécurisé, en attendant une possible exfiltration hors du pays.
Par ailleurs, selon des informations exclusives du même média, le président français Emmanuel Macron a demandé à son ambassadeur à Bissau de suivre de très près l’évolution de la situation et de lui en rendre compte.
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Imam chroniqueur
Babacar Diop













