Détroit d’Ormuz : les États‑Unis affirment avoir détruit six vedettes iraniennes, Téhéran conteste

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Détroit d’Ormuz : les États‑Unis affirment avoir détruit six vedettes iraniennes, Téhéran conteste

Une nouvelle escalade militaire a été signalée dans le détroit d’Ormuz. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les forces américaines ont détruit six vedettes iraniennes accusées de menacer des navires commerciaux et militaires dans cette zone stratégique par laquelle transite une part majeure du pétrole mondial.

D’après plusieurs médias internationaux, l’incident s’est produit le 4 mai lors d’une opération américaine visant à sécuriser la navigation commerciale dans le détroit. L’amiral Brad Cooper, chef du CENTCOM, a indiqué que des hélicoptères d’attaque Apache et Seahawk avaient frappé six “petits bateaux iraniens” jugés menaçants pour le trafic maritime.

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Selon Reuters, relayé par Defense News, ces embarcations auraient été engagées après que des missiles de croisière, des drones et des vedettes rapides ont été lancés contre des navires protégés par les États‑Unis.

La mission s’inscrit dans une opération plus large baptisée « Project Freedom », destinée à rouvrir la voie maritime et à protéger les cargos bloqués dans la région.

Le CENTCOM affirme que les forces américaines ont « neutralisé toutes les menaces » grâce à un dispositif de défense comprenant navires de guerre, aéronefs ET guerre électronique.

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques du commerce international : environ un quart du pétrole transporté par voie maritime y transite.

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Les tensions y ont fortement perturbé la navigation ces derniers mois, provoquant des embouteillages maritimes et une hausse des prix de l’énergie.

Selon CBS News et Stars and Stripes, deux destroyers américains ont récemment dû traverser la zone sous une « attaque coordonnée » iranienne avant d’entrer dans le Golfe persique .

Téhéran rejette la version américaine des faits. Des responsables militaires iraniens ont affirmé que l’annonce américaine était « un mensonge », selon des médias proches des autorités.

Par ailleurs, l’Iran a accusé les États‑Unis d’avoir frappé des bateaux civils et d’avoir causé la mort de cinq personnes, une accusation qui contredit directement les déclarations américaines.

Cette guerre de communication illustre la difficulté à vérifier les faits sur le terrain, chaque camp diffusant sa propre lecture des événements.

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Le président américain a reconnu que l’Iran avait « tiré quelques coups », tout en affirmant que les dégâts restaient limités.

Mais plusieurs analystes redoutent une reprise ouverte des hostilités après un cessez‑le‑feu fragile conclu début avril. L’opération de sécurisation maritime pourrait marquer une nouvelle phase du conflit, alors que les menaces iraniennes visent désormais aussi les intérêts occidentaux dans la région.

Au‑delà de l’affrontement militaire, la situation dans le détroit d’Ormuz inquiète les marchés et les gouvernements. Toute perturbation durable de cette route maritime stratégique pourrait avoir des répercussions majeures sur l’approvisionnement énergétique mondial.

L’épisode des vedettes coulées illustre ainsi la fragilité de l’équilibre dans le Golfe, où chaque incident risque de faire basculer la région vers une confrontation plus large.

Rédaction DUNIA NEW’S.

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