Burkina Faso : « Certains font de l’humour sans talent », le tacle cinglant de Koudbi Koala aux Awards du Rire

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Burkina Faso : « Certains font de l’humour sans talent », le tacle cinglant de Koudbi Koala aux Awards du Rire

Le ton est monté d’un cran ce soir à Koudougou. Invité aux Awards du rire, Koudbi Koala, figure emblématique de la culture burkinabè et directeur des Nuits Atypiques de Koudougou (NAK), n’a pas mâché ses mots à l’endroit de la nouvelle génération d’humoristes. Entre déception et colère, il dénonce une baisse de niveau alarmante.

Par la Rédaction | DUNIA News

Un constat amer au cœur du Boulkiemdé

C’est dans le cadre prestigieux de l’hôtel Le Grand Boulkiemdé, où se déroulent actuellement les Awards du rire, que Koudbi Koala a lâché une véritable bombe. Alors que l’on célébrait l’excellence de la scène humoristique, le patron des NAK a profité de la tribune pour exprimer son exaspération face à ce qu’il qualifie de manque de professionnalisme.

« Faire du playback dans l’humour » : l’imposture dénoncée

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Le point de discorde principal ? La prestation d’un humoriste — dont il a sciemment tu le nom — lors de la dernière édition des Nuits Atypiques de Koudougou. Pour Koudbi Koala, la limite du tolérable a été franchie.

« Il y a un humoriste qui m’a déçu lors des NAK. On l’a programmé et il est venu faire du playback. S’il n’avait pas déjà reçu son cachet, je ne lui aurais rien donné et il peut m’amener où il veut », a-t-il déclaré sous les regards médusés de l’assistance.

L’accusation de « playback » dans une discipline qui repose sur la répartie, le timing et le contact direct avec le public est perçue comme un aveu de faiblesse artistique majeur par le promoteur culturel.

Un appel au sérieux et au talent

Au-delà de ce cas isolé, c’est un procès contre la médiocrité que Koudbi Koala a engagé. Pour lui, le métier d’humoriste ne s’improvise pas :

  • Absence de talent : Il appelle ceux qui n’ont pas la fibre artistique à « ne pas continuer ».
  • Exigence professionnelle : Le respect du public et de l’organisateur passe par une prestation authentique.
  • Rigueur financière : Il regrette amèrement le cachet versé pour une prestation jugée indigne de l’événement.

Quel impact pour la scène humoristique ?

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Ce coup de gueule, venant d’une personnalité aussi influente que le directeur des NAK, sonne comme un avertissement pour toute la corporation. Alors que l’humour burkinabè gagne du terrain à l’international, cette sortie rappelle que la quantité ne doit pas primer sur la qualité.
Reste à savoir si l’humoriste visé se reconnaîtra et si ce débat sur le « playback » dans l’humour fera école dans les prochains jours.

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