
La commercialisation clandestine des boissons Vody demeure une préoccupation pour les autorités burkinabè. Interdites dans le pays, ces boissons alcoolisées continuent de faire l’objet d’opérations de contrôle et de saisies. Le gouvernement justifie cette politique par la nécessité de protéger la santé des populations, notamment celle des jeunes, et de lutter contre la circulation de produits prohibés.
Alors qu’une déclaration attribuée au capitaine Ibrahim Traoré circule sur les réseaux sociaux, affirmant que les boissons concernées ne doivent pas entrer au Burkina Faso, les mesures officielles déjà prises montrent que l’interdiction ne date pas d’hier.
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Une interdiction visant à protéger la santé publique
Le Burkina Faso a adopté des mesures réglementaires encadrant strictement certaines catégories de boissons alcoolisées et énergisantes. Le 26 février 2024, le ministère chargé du Commerce a rappelé l’interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de la détention et de la distribution de plusieurs catégories de boissons énergisantes et énergétiques, alcoolisées ou contenant des substances dopantes.
Ces dispositions s’inscrivent dans une politique de contrôle des produits considérés comme présentant des risques pour la santé publique.
Le cas des Vody fait l’objet de mesures spécifiques. Selon le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, leur production, leur vente et leur détention sont interdites au Burkina Faso depuis l’entrée en vigueur de la mesure réglementaire correspondante en juin 2024.
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Plus de 200 cartons saisis à Ouagadougou
La lutte contre la commercialisation de ces boissons s’est notamment illustrée le 5 février 2025 à Ouagadougou.
D’après le ministère chargé du Commerce, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), en collaboration avec la Police nationale, a procédé à la saisie de plus de 200 cartons de boissons Vody dans le quartier de Dapoya.
Le magasin concerné a été scellé à la suite de cette opération.
Cette intervention illustre les difficultés rencontrées par les services de contrôle pour empêcher la distribution de produits interdits. Elle montre également que l’existence d’une interdiction ne suffit pas, à elle seule, à faire disparaître les circuits d’approvisionnement clandestins.
La douane et les services de contrôle face aux circuits clandestins
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L’application de l’interdiction repose notamment sur les contrôles aux frontières, les inspections commerciales et les opérations menées sur les lieux de stockage et de vente.
Les autorités doivent ainsi empêcher l’entrée de produits prohibés sur le territoire, mais aussi identifier les circuits par lesquels ils peuvent être acheminés puis distribués aux consommateurs.
La lutte contre la fraude ne concerne donc pas uniquement les importateurs. Elle implique également les intermédiaires, les distributeurs et les commerçants qui pourraient poursuivre la vente de ces produits malgré les interdictions en vigueur.
Les saisies réalisées sur le territoire montrent que cette surveillance reste nécessaire.
La jeunesse au cœur des préoccupations
Au-delà de la question douanière, l’interdiction des boissons Vody s’inscrit dans un débat plus large sur la consommation d’alcool chez les jeunes et les mesures de prévention à mettre en place.
La protection de la santé publique passe notamment par l’application de la réglementation, l’information des consommateurs et la prévention des comportements à risque.
Les contrôles et les sanctions peuvent contribuer à limiter l’accès aux produits interdits. Leur efficacité dépend toutefois de la continuité des opérations, de la coopération des commerçants et de la sensibilisation des populations.
Une interdiction dont l’application reste déterminante
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Pour les autorités burkinabè, le défi consiste désormais à faire respecter durablement les mesures adoptées. Les saisies de produits prohibés démontrent que des opérations sont menées, mais elles soulignent également la nécessité de maintenir la vigilance face aux circuits clandestins.
Quant à la déclaration attribuée au capitaine Ibrahim Traoré qui circule actuellement sur les réseaux sociaux, son authenticité reste à confirmer auprès d’une source officielle.
Une chose est néanmoins établie : les boissons Vody sont interdites au Burkina Faso et les services compétents ont déjà procédé à des saisies dans le cadre de la lutte contre leur commercialisation.
Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S















