Cameroun : Le 4ᵉ recensement général confronté à des retards de paiement et à des difficultés opérationnelles

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Cameroun : Le 4ᵉ recensement général confronté à des retards de paiement et à des difficultés opérationnelles

Prévu initialement du 24 avril au 29 mai 2026, le quatrième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 4) au Cameroun continue de faire face à de nombreux obstacles. Entre retards de paiement des agents recenseurs, contraintes logistiques et ralentissement des opérations sur le terrain, les autorités ont été contraintes de prolonger à plusieurs reprises cette vaste opération statistique considérée comme stratégique pour l’avenir du pays.

Lancé le 24 avril 2026, le RGPH 4 devait initialement s’achever le 29 mai. Toutefois, confronté à plusieurs difficultés opérationnelles, le gouvernement camerounais a décidé de prolonger les opérations afin de garantir une collecte exhaustive des données sur l’ensemble du territoire. Un arrêté signé par le Premier ministre Joseph Dion Ngute a ainsi prorogé les travaux jusqu’au 31 juillet 2026.

Selon le Comité technique du recensement, cette décision vise à permettre aux équipes de terrain d’achever le dénombrement des ménages malgré les retards accumulés dans plusieurs régions du pays.

Parmi les principales difficultés rencontrées figure la question du paiement des agents recenseurs. Plusieurs milliers d’agents ont signalé des retards dans le versement de leurs frais de formation, de déplacement et de subsistance. Selon les responsables du recensement, ces retards sont notamment liés à des erreurs administratives dans les dossiers de paiement, à des problèmes d’identification ainsi qu’à certaines contraintes techniques liées aux systèmes de paiement électronique.

Le Comité technique du RGPH a reconnu que cette situation a affecté la motivation de certains agents et ralenti le rythme de collecte des données dans plusieurs localités.

Les responsables du recensement ont également évoqué d’autres obstacles rencontrés sur le terrain. Parmi eux figurent la démission ou l’abandon de poste de certains agents recenseurs, les difficultés d’accès à certaines zones, les contraintes logistiques ainsi que la réticence de certains ménages à participer à l’opération.

Dans plusieurs régions, les équipes doivent également composer avec les fortes pluies, l’état parfois dégradé des routes et les longues distances à parcourir pour atteindre certaines communautés rurales. Ces facteurs ont contribué à ralentir le déploiement des opérations.

Face à ces difficultés, les autorités ont mobilisé des ressources additionnelles afin de poursuivre le recensement. Selon les informations communiquées par le Comité technique, un financement supplémentaire de six milliards de FCFA a été mis à disposition grâce à une contribution conjointe de l’État camerounais et de partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale.

Parallèlement, les responsables du projet ont annoncé l’accélération des procédures de paiement ainsi que le renforcement de la supervision des équipes sur le terrain.

Le RGPH 4 constitue une opération essentielle pour le Cameroun. Les données recueillies permettront d’actualiser les statistiques démographiques du pays, dont le dernier recensement remonte à 2005. Elles serviront également à orienter les politiques publiques dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, l’emploi, l’habitat, les infrastructures et l’aménagement du territoire.

Pour les autorités camerounaises, la réussite de cette opération est indispensable afin de disposer d’informations fiables sur l’évolution de la population et de mieux répondre aux besoins socio-économiques des citoyens.

Alors que les opérations se poursuivent sur le terrain, le gouvernement et l’Institut national de la statistique (INS) restent mobilisés pour surmonter les difficultés persistantes. Les responsables du recensement espèrent que les mesures correctives engagées permettront d’accélérer le rythme de collecte des données et d’achever avec succès cette opération d’envergure nationale.

Malgré les retards enregistrés, les autorités réaffirment leur volonté de produire des statistiques fiables et exhaustives, considérées comme un outil indispensable à la planification du développement du Cameroun pour les années à venir.

Rédaction DUNIA NEW’S

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