
Damas – L’Iran affirme avoir mené une frappe contre des installations militaires américaines dans l’est de la Syrie. Dans un communiqué diffusé par les médias d’État, les Gardiens de la Révolution (IRGC) ont annoncé avoir ciblé un centre de commandement des forces spéciales américaines dans la région d’Al-Tanf, en représailles aux récentes frappes américaines ayant touché Iranshahr, dans le sud-est de l’Iran.
Selon le communiqué de l’IRGC, l’opération a visé un centre de commandement des opérations spéciales américaines, un système radar ainsi que plusieurs hélicoptères militaires. Les Gardiens de la Révolution affirment également que des soldats américains auraient été tués lors de cette attaque.
À ce stade, ces déclarations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante. L’agence Reuters souligne qu’elle n’a pas été en mesure de confirmer les affirmations iraniennes et qu’aucune réaction officielle des autorités américaines n’avait été publiée immédiatement après l’annonce.
Par ailleurs, une source militaire syrienne citée par Reuters a indiqué qu’une frappe avait bien été enregistrée à proximité d’Al-Tanf, mais qu’elle n’avait pas atteint la base elle-même et n’avait provoqué ni victimes ni dégâts matériels. Cette version diffère donc sensiblement du bilan avancé par Téhéran.
Les autorités iraniennes affirment que cette opération constitue une réponse directe aux frappes américaines menées contre une base militaire à Bampur, dans la région d’Iranshahr, où plusieurs soldats iraniens ont été tués. Les Gardiens de la Révolution ont présenté cette offensive comme la onzième phase de leur opération baptisée « Nasr 2 ».
Cette annonce intervient dans un contexte de forte escalade militaire entre Washington et Téhéran. Depuis plusieurs jours, les États-Unis poursuivent des frappes contre des objectifs iraniens, tandis que l’Iran multiplie les attaques contre des intérêts américains et leurs alliés dans la région. Reuters rapporte notamment que des missiles et des drones iraniens ont visé plusieurs pays du Golfe au cours des dernières 24 heures, aggravant les tensions au Moyen-Orient.
Située au carrefour des frontières entre la Syrie, l’Irak et la Jordanie, la région d’Al-Tanf occupe une position stratégique dans le dispositif militaire américain au Moyen-Orient. Toutefois, l’armée américaine avait annoncé en février avoir achevé le retrait de ses forces de cette base. Cette déclaration alimente les interrogations sur la nature exacte de la cible revendiquée par l’Iran.
Cette nouvelle revendication iranienne illustre la poursuite de l’escalade entre les deux puissances, alors que les initiatives diplomatiques peinent à enrayer les hostilités. Les observateurs redoutent qu’une multiplication des frappes de représailles n’entraîne un embrasement régional impliquant davantage de pays du Moyen-Orient et compromette encore davantage la sécurité des routes énergétiques et commerciales stratégiques.
Rédaction DUNIA NEW’S.















