Conflit États-Unis–Iran : Téhéran aurait demandé aux Houthis de se tenir prêts à bloquer la mer Rouge en cas de frappes contre son réseau électrique

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Conflit États-Unis–Iran : Téhéran aurait demandé aux Houthis de se tenir prêts à bloquer la mer Rouge en cas de frappes contre son réseau électrique

Dubaï – Les tensions entre l’Iran et les États-Unis continuent de s’intensifier. Selon une enquête exclusive de Reuters, Téhéran aurait demandé au mouvement rebelle houthi du Yémen de se préparer à fermer le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, principal point d’accès à la mer Rouge, si Washington mettait à exécution sa menace de frapper les infrastructures électriques iraniennes. Cette éventualité fait craindre une nouvelle perturbation majeure du commerce maritime mondial.

D’après Reuters, qui cite deux hauts responsables iraniens ainsi qu’une source régionale proche du dossier, cette consigne aurait récemment été transmise aux Houthis après des discussions au sein des plus hautes instances iraniennes. Les autorités iraniennes n’ont pas officiellement confirmé ces informations, tandis que le mouvement houthi n’a pas réagi aux sollicitations de l’agence de presse.

Toujours selon Reuters, une source proche des Houthis affirme que le groupe armé aurait déjà achevé ses préparatifs militaires. Des drones d’attaque, des missiles ainsi que d’autres équipements auraient été déployés dans les zones montagneuses surplombant Hodeïdah, le golfe d’Aden et le détroit de Bab el-Mandeb, considéré comme l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde.

La même source indique que les combattants attendraient désormais le feu vert pour lancer d’éventuelles opérations contre le trafic maritime. Elle estime qu’une perturbation de la navigation pourrait être provoquée avec des moyens relativement limités, compte tenu de l’étroitesse du passage maritime. À ce stade, aucune preuve indépendante ne permet toutefois de confirmer ces affirmations.

Le détroit de Bab el-Mandeb relie le golfe d’Aden à la mer Rouge et constitue un passage incontournable vers le canal de Suez. Chaque année, une part importante des exportations asiatiques, notamment en provenance de la Chine, de l’Inde, du Vietnam, de la Corée du Sud et d’autres économies industrielles, transite par cette route avant d’atteindre les marchés européens et la côte est des États-Unis.

Une fermeture de ce corridor obligerait de nombreux navires à contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, rallongeant considérablement les trajets, augmentant les coûts du transport maritime et accentuant les pressions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les marchés de l’énergie pourraient également être affectés, plusieurs cargaisons de pétrole et de gaz empruntant quotidiennement cette voie.

Cette menace intervient alors que le conflit entre Washington et Téhéran connaît une nouvelle phase d’escalade. Les États-Unis ont multiplié les frappes contre des infrastructures iraniennes, tandis que le président Donald Trump a récemment évoqué la possibilité de cibler le réseau électrique du pays.

Les Houthis, soutenus par l’Iran et membres de ce que Téhéran appelle « l’Axe de la résistance », n’ont pas officiellement annoncé leur entrée dans cette nouvelle confrontation. Toutefois, selon plusieurs sources citées par Reuters, ils seraient désormais prêts à agir si les installations énergétiques iraniennes étaient visées.

Les experts redoutent qu’une fermeture simultanée du détroit d’Ormuz et du détroit de Bab el-Mandeb ne provoque une crise majeure des approvisionnements énergétiques et commerciaux. Une telle situation entraînerait vraisemblablement une flambée des prix du pétrole, une hausse des coûts du fret maritime et de nouvelles perturbations pour les économies fortement dépendantes des échanges internationaux.

Pour l’heure, aucune opération militaire des Houthis visant à bloquer la mer Rouge n’a été confirmée. Les informations rapportées reposent sur des sources anonymes citées par Reuters, tandis que les autorités iraniennes et le mouvement houthi n’ont pas officiellement commenté ces révélations.

Rédaction DUNIA NEW’S.

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