
Par la rédaction
Le député-maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko Antoine, a publié une réflexion politique dans laquelle il plaide pour un renforcement de la cohésion nationale et une redéfinition du rapport entre les citoyens et l’État. Dans ce texte diffusé sur ses canaux de communication, l’élu met en garde contre les risques de divisions identitaires et appelle à rebâtir la confiance autour d’un projet collectif.
« L’État n’est pas un bien privé »
Dès les premières lignes de son message, Assalé Tiémoko défend une vision de l’État qu’il considère comme un patrimoine commun devant servir l’ensemble des citoyens, indépendamment des alternances politiques.
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« Depuis plus de trente ans, nous avons trop souvent considéré l’État non comme le patrimoine commun de tous les citoyens, mais comme le bien exclusif de ceux qui détiennent le pouvoir », écrit-il.
Selon lui, cette perception aurait progressivement contribué à fragiliser la confiance entre les gouvernants et les gouvernés, tout en alimentant un sentiment d’exclusion chez une partie de la population.
Une critique de la concentration du pouvoir
Dans son analyse, l’élu évoque ce qu’il qualifie de « syndrome de la position finale », une expression qu’il utilise pour décrire, selon lui, certaines dérives liées à l’exercice du pouvoir.
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Il estime que des responsables politiques ou administratifs peuvent parfois perdre le contact avec les réalités vécues par les citoyens lorsque leur influence et leur prospérité dépendent essentiellement de leur position au sommet de l’appareil d’État.
Sans citer de noms ni viser explicitement une personnalité particulière, Assalé Tiémoko considère que cette situation peut conduire à une moindre compréhension des difficultés sociales et à une plus grande intolérance à l’égard des critiques ou des oppositions.
La question identitaire au cœur des préoccupations
Le député de Tiassalé identifie également le repli identitaire comme l’un des principaux défis auxquels la Côte d’Ivoire serait confrontée.
Selon lui, lorsque les appartenances communautaires, régionales ou ethniques prennent le pas sur l’intérêt général, la cohésion nationale peut s’en trouver fragilisée.
« Le danger le plus grave qui pèse aujourd’hui sur notre pays est celui du repli identitaire, érigé en stratégie de conquête et de conservation du pouvoir », affirme-t-il.
Pour l’élu, une nation ne peut durablement se développer si ses citoyens cessent de se reconnaître dans un projet commun ou dans des institutions perçues comme appartenant à tous.
Un appel au vivre-ensemble
Au-delà du constat, Assalé Tiémoko invite à une reconstruction du lien national fondée sur ce qui rassemble plutôt que sur ce qui divise.
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Il appelle à faire du vivre-ensemble une réalité concrète et non un simple slogan politique, estimant que la paix, la stabilité et le développement économique reposent avant tout sur la capacité des citoyens à partager une même vision de l’avenir.
« L’heure est venue de reconstruire la Nation autour de ce qui nous unit plutôt que de ce qui nous sépare », écrit-il.
Un débat récurrent dans la vie politique ivoirienne
Les questions de cohésion nationale, d’inclusion politique et de gestion de la diversité occupent régulièrement le débat public en Côte d’Ivoire. Plusieurs responsables politiques, organisations de la société civile et observateurs ont, ces dernières années, insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes favorisant l’unité nationale et la confiance dans les institutions.
À travers cette prise de position, Assalé Tiémoko s’inscrit dans cette réflexion plus large sur les conditions nécessaires à une stabilité durable et à un développement partagé.
Son intervention intervient dans un contexte où les débats sur la gouvernance, la citoyenneté et la participation politique demeurent au centre des préoccupations d’une partie de l’opinion publique ivoirienne.
Rédaction DUNIA NEW’S















