Coton au Togo : La filière renaît et frôle un seuil historique de performance
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Après plusieurs années de turbulences et de doutes, la filière cotonnière togolaise signe un retour spectaculaire. La campagne 2025-2026 marque un véritable tournant, avec un rendement qui tutoie désormais la barre symbolique d’une tonne à l’hectare. Un signal fort qui redonne espoir à toute une chaîne de valeur longtemps fragilisée.
La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) annonce en effet un rendement moyen de 995 kg à l’hectare, contre 797 kg lors de la campagne précédente, soit une progression impressionnante de près de 25 %. Une performance inédite qui repositionne le coton togolais parmi les filières les plus dynamiques de la sous-région.
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Au-delà de ce record, les projections de production confirment la tendance : environ 74 000 tonnes de coton-graine sont attendues, en nette hausse par rapport aux 60 000 tonnes enregistrées un an plus tôt. Cette évolution traduit une amélioration tangible de la productivité, malgré un contexte climatique parfois défavorable, notamment dans la région des Savanes.
Ce redressement repose sur plusieurs leviers stratégiques. D’abord, une meilleure maîtrise des ravageurs grâce à l’introduction de produits phytosanitaires adaptés, permettant de limiter les pertes de rendement. Ensuite, une mobilisation accrue des producteurs, plus engagés dans l’application des itinéraires techniques. Enfin, des mesures incitatives, notamment le maintien du prix d’achat du coton-graine et la subvention des intrants, ont contribué à restaurer la confiance des cotonculteurs.
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Ce regain de performance est d’autant plus remarquable qu’il intervient après plusieurs campagnes difficiles marquées par la baisse des prix, les effets de la pandémie, la flambée des engrais et les attaques parasitaires. La filière, qui avait connu une chute significative de sa production ces dernières années, semble aujourd’hui amorcer une relance durable.
Forte de cette dynamique retrouvée, la NSCT affiche désormais des ambitions claires : augmenter les superficies cultivées, élargir la base des producteurs et atteindre à moyen terme des rendements supérieurs à une tonne à l’hectare, avec en ligne de mire une production de 150 000 tonnes à l’horizon 2030.
Mais au-delà des chiffres, c’est toute une filière qui reprend confiance et se réinvente. Car si ce record consacre un effort collectif, il rappelle surtout une évidence : avec des conditions réunies et une gouvernance concertée, le coton togolais peut non seulement rebondir, mais s’imposer comme un levier stratégique de croissance agricole.
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Ce rendement historique n’est pas qu’un simple indicateur de performance : il symbolise la résilience d’un secteur clé et ouvre la voie à une nouvelle ère pour le coton togolais, désormais prêt à transformer l’essai sur la scène régionale et internationale.
Par Jean-Marc Ashraf pour Dunia-news













