États-Unis – Iran : Trump refuse toute concession sur l’enrichissement d’uranium
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L’ancien président américain Donald Trump a fermement rejeté toute idée d’autoriser l’Iran à enrichir de l’uranium, même de manière limitée, dans le cadre d’un éventuel accord nucléaire. Cette déclaration, publiée sur sa plateforme Truth Social, intervient alors que des discussions sensibles sont en cours entre Washington et Téhéran, avec l’appui de médiateurs régionaux.
« L’AUTOPEN aurait dû empêcher l’Iran depuis longtemps d’‘enrichir’. Dans le cadre de notre potentiel accord — nous n’autoriserons aucun enrichissement d’uranium ! », a déclaré Trump, utilisant un ton sans équivoque.
Cette sortie fait suite à un article du média américain Axios, qui révélait les grandes lignes d’une proposition en cours d’élaboration. Ce projet envisagerait de permettre à l’Iran d’enrichir de l’uranium à faible teneur et à des fins strictement civiles, à condition que le pays cesse toute recherche sur de nouvelles centrifugeuses. En contrepartie, l’Iran serait contraint de démanteler plusieurs de ses installations sensibles liées au traitement du combustible nucléaire.
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Un projet controversé et surveillé
Le plan évoqué inclurait également la création d’un consortium régional chargé de superviser le respect des engagements iraniens. Toute construction de nouveaux sites nucléaires serait interdite, et les infrastructures existantes seraient soumises à des inspections renforcées. L’objectif annoncé est de prévenir tout usage militaire potentiel du programme nucléaire iranien.
Ces éléments s’inscrivent dans le contexte de la reprise des négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran. Le cinquième cycle de pourparlers s’est ouvert le 23 mai dernier à Rome, sous la médiation active du Sultanat d’Oman, acteur discret mais influent dans la diplomatie moyen-orientale.
Le précédent de 2015
Donald Trump avait déjà marqué une rupture nette avec ses prédécesseurs en mai 2018, en retirant unilatéralement les États-Unis de l’accord de Vienne signé en 2015 (le JCPOA), qui encadrait strictement les activités nucléaires iraniennes en échange d’un allègement des sanctions économiques. Cette décision avait provoqué une dégradation brutale des relations entre les deux pays et ravivé les tensions dans toute la région.
Aujourd’hui, malgré son statut d’ancien président, Donald Trump continue de peser sur le débat politique américain et sur les orientations diplomatiques du pays. Sa position intransigeante vise à prévenir toute possibilité pour l’Iran de se doter, à terme, de l’arme nucléaire – une ligne rouge que les États-Unis, quelle que soit leur administration, ont toujours brandie.
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Une équation régionale complexe
La question nucléaire iranienne reste un sujet explosif au Moyen-Orient, impliquant non seulement les États-Unis et l’Iran, mais aussi Israël, l’Arabie saoudite et d’autres puissances régionales. Ces dernières redoutent une course aux armements si l’Iran venait à franchir les seuils critiques d’enrichissement.
Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour la diplomatie internationale. Tandis que les discussions se poursuivent à Rome, la position américaine reste tiraillée entre la volonté de parvenir à un accord pragmatique et les pressions internes, notamment de la part des conservateurs proches de Donald Trump.
Reste à savoir si l’Iran acceptera les nouvelles contraintes proposées et si les États-Unis, actuels ou futurs, sauront maintenir une ligne cohérente dans ce dossier aussi sensible que stratégique.
Imam chroniqueur Babacar Diop













