Faure Essozimna Gnassingbé désigné médiateur par l’UA : une nomination controversée et vivement rejetée par la DMP.
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La récente décision de la Commission de l’Union Africaine de nommer le président togolais sortant, Faure Essozimna Gnassingbé, comme médiateur dans la crise opposant la République Démocratique du Congo au Rwanda suscite une vague d’indignation au Togo. La Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) dénonce une « insulte au peuple togolais » et une « inquiétante complaisance envers un régime autoritaire de six décennies ».
La décision référencée CCP/OSC/A/A1.106.04.25 a été rendue publique le 12 avril 2025, à la suite du retrait du président angolais João Lourenço, initialement pressenti pour cette mission. Contre toute attente, c’est lui-même qui aurait proposé Faure Essozimna Gnassingbé pour lui succéder.


Pour la DMP, ce choix est incompréhensible et profondément choquant pour une large majorité des Togolais. Le communiqué rappelle le lourd passif de M. Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 à la suite du décès de son père, Gnassingbé Eyadéma, après une succession sanglante. Depuis, le régime togolais est accusé de répression féroce, de violations répétées des droits humains, d’atteintes à la liberté de la presse, et de modifications constitutionnelles visant à pérenniser son pouvoir.
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Alors que son mandat présidentiel prend fin le 4 mai 2025, la DMP s’interroge sur le sens d’une telle nomination : « L’Union Africaine ignore-t-elle vraiment que le Togo est en voie de démocratisation, que plus de 40 % de sa population rêve de fuir la misère et la répression, et que Faure Gnassingbé n’est plus légitime pour représenter le pays ? »
La DMP va plus loin en exprimant sa « plus vive indignation » et demande officiellement à la Commission de l’Union Africaine de reconsidérer cette décision. Elle estime qu’au nom du respect des peuples africains et de l’honneur du peuple togolais, une telle nomination est « un affront à la dignité » de l’Afrique de l’Ouest.
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Dans une période où les équilibres politiques régionaux sont fragiles, cette nomination pourrait nourrir la défiance à l’égard des institutions panafricaines, selon la DMP, qui conclut : « L’honneur du peuple togolais ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’une diplomatie de façade. »













