Fragilité critique dans le Golfe : le Bahreïn frappé au cœur de son approvisionnement en eau
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Le conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël a franchi un nouveau seuil avec le ciblage d’infrastructures civiles dans le Golfe. Les autorités du Bahreïn ont annoncé qu’une attaque de drone iranien a endommagé une usine de dessalement d’eau, révélant l’une des dépendances les plus vulnérables de la région.
Cet incident, survenu au lendemain des déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, concernant des frappes similaires sur l’île de Qeshm, expose la sécurité hydrique du Golfe. Dans cette région aride, l’eau douce disponible provient à 90 % des eaux souterraines et de l’eau dessalée, selon le Gulf Research Center.
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Les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) abritent plus de 400 usines de dessalement, concentrant 60 % de la capacité mondiale. Ces installations fournissent l’essentiel de l’eau potable : 90 % au Koweït, 86 % à Oman, 70 % en Arabie saoudite et 42 % aux Émirats arabes unis.
Pour Naser Alsayed, chercheur en environnement, « le ciblage de ces infrastructures menace directement la stabilité économique et la survie quotidienne des populations ». Les pays de plus petite superficie, comme le Qatar, Bahreïn et Koweït, restent particulièrement exposés, faute de réserves stratégiques suffisantes.
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Raha Hakimdavar, hydrologue, alerte : la destruction de ces usines pourrait affecter la production alimentaire domestique, dépendante des eaux souterraines. Face à cette vulnérabilité, les spécialistes soulignent l’urgence d’une coordination régionale. La Stratégie unifiée de l’eau du CCG pour 2035, qui prévoyait un plan intégré dès 2020, n’a pas encore été pleinement concrétisée.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













