Sud-Liban : l’ONU dénonce une violation grave après des tirs de missiles contre la FINUL.

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Le sud du Liban connaît une escalade inquiétante des tensions, alors que les affrontements entre l’armée israélienne et le Hezbollah s’intensifient. Vendredi en fin d’après-midi, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a été directement touchée par des tirs de missiles, entraînant la condamnation immédiate du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Selon l’agence Anadolu, l’attaque a eu lieu entre 17h45 et 17h52, heure locale, ciblant une base de la FINUL à Al-Qaouzah, dans le sud-ouest du pays. L’incendie déclenché par les impacts a détruit le mess des officiers, avant d’être maîtrisé par les équipes de secours sur place.

Les victimes appartiennent au bataillon ghanéen de la mission. Trois Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement. Après des soins initiaux dans le bunker médical de leur contingent, le soldat le plus gravement touché a été transféré vers un hôpital de Beyrouth, tandis que les deux autres devraient rejoindre les structures médicales du quartier général de la FINUL. Le gouvernement du Ghana a confirmé ces blessures et a adressé une protestation officielle auprès des Nations Unies à New York, appelant tous les belligérants à assurer la sécurité des soldats de la paix.

À travers son porte-parole Stéphane Dujarric, Antonio Guterres a rappelé que « l’inviolabilité des installations de l’ONU et la sécurité de son personnel doivent être respectées en toutes circonstances ». La mission onusienne a qualifié l’attaque d’« inacceptable » et a souligné qu’une telle agression constitue une violation grave du droit international humanitaire et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution, adoptée en août 2006 après la guerre de 33 jours entre Israël et le Hezbollah, prévoit notamment la protection des Casques bleus et le maintien d’une zone tampon entre les deux parties.

La FINUL, déployée depuis 1978 et comptant aujourd’hui près de 10 800 militaires, a pour mission de superviser le cessez-le-feu et de maintenir la stabilité dans la région frontalière. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine exacte des tirs.

Cet incident survient dans un contexte déjà tendu, où les échanges de tirs entre Israël et le Hezbollah ont repris ces dernières semaines, menaçant la fragile trêve maintenue depuis plusieurs années dans le sud libanais.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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