
Le procès de trois hommes poursuivis pour le braquage d’une boutique SFR à Alès, dans le sud de la France, n’a finalement pas pu se tenir comme prévu. Une situation pour le moins inhabituelle est à l’origine de ce report : l’avocat de l’un des accusés se trouve actuellement en détention provisoire dans une autre affaire judiciaire.
L’audience, initialement programmée le 2 juin devant le tribunal correctionnel d’Alès, a été renvoyée au mois de novembre 2026. Selon les informations rapportées par les médias français La Dépêche du Midi et Midi Libre, l’absence de l’avocat de la défense a empêché la juridiction d’examiner le dossier dans les conditions requises par la loi.
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L’homme en question est l’avocat lyonnais Kamel Aïssaoui. Ce dernier a été arrêté en mars 2026 lors d’une vaste opération policière visant plusieurs dizaines de personnes soupçonnées de liens avec la criminalité organisée.
D’après les éléments relayés par la presse française, il est notamment mis en examen pour des faits liés à une affaire impliquant la DZ Mafia, une organisation criminelle originaire de Marseille. La justice lui reproche notamment d’avoir participé à certaines facilités accordées à des détenus. Il a depuis été placé en détention provisoire dans l’attente de la poursuite des investigations.
L’affaire pour laquelle les trois prévenus devaient comparaître remonte à 2021. Selon l’enquête, les suspects auraient fait irruption dans une boutique SFR située à Alès peu après son ouverture.
Vêtus de noir et munis notamment d’une bombe lacrymogène, ils auraient menacé les personnes présentes avant de se faire remettre plusieurs téléphones portables. Le préjudice avait alors été estimé à plus de 45 000 euros. Les auteurs présumés avaient finalement été interpellés quelques heures après les faits.
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Selon les informations révélées à l’audience, deux des trois mis en cause sont actuellement détenus dans le cadre d’autres procédures.
Le principal suspect cumulerait déjà treize condamnations judiciaires, tandis qu’un autre prévenu purge une détention pour d’autres faits criminels. Cette situation a également compliqué l’organisation du procès.
Face à ces circonstances exceptionnelles, le tribunal a décidé de reporter l’affaire à novembre prochain afin de garantir les droits de la défense et permettre la tenue d’un procès dans le respect des règles judiciaires.
Cette affaire illustre une situation rarissime dans le monde judiciaire français : celle d’un procès reporté parce que l’avocat chargé de défendre un accusé se retrouve lui-même derrière les barreaux.
Rédaction DUNIA NEW’S.














