Dans L’espérance ne déçoit jamais. Pèlerins vers un monde meilleur, un livre à paraître le mardi 19 novembre et dont des extraits ont été publiés ce week-end dans le quotidien La Stampa, le pape François demande la possibilité de pouvoir enquêter sur des faits de « génocide » contre la population de l’enclave palestinienne, une première dans sa bouche. Des propos qui ne sont pas passés inaperçus dans la péninsule.

Sénanque
« D’après certains experts, ce qui se passe à Gaza a les caractéristiques d’un génocide », explique le pape François dans cet ouvrage, selon lequel « il faudrait enquêter attentivement afin de déterminer si la situation sur place cadre avec la définition formulée par les juristes et les organismes internationaux. »
C’est la première fois que le terme « génocide » est employé publiquement par le pape argentin concernant le conflit au Proche-Orient. Il y a un an, des familles de Palestiniens de Gaza avaient été reçues au Vatican et raconté à la presse que François avait employé devant eux le terme, mais le Saint-Siège avait alors officiellement démenti.
Un tabou levé ?
Les mots du pape ont été salués par le président de la communauté palestinienne de Rome et du Latium pour qui le Saint-Père « a toujours exprimé sa préoccupation pour la longue souffrance du peuple palestinien ». L’ambassade d’Israël près le Saint-Siège a en revanche réagi en expliquant que l’État hébreu agissait en légitime défense. « Toute tentative d’appeler cette autodéfense par un autre nom revient à isoler l’État juif », dit-elle.
François semble lever un tabou en Italie. Un des leaders de l’Alliance de gauche et des Verts a décidé de présenter une motion pour que Rome soutienne une enquête internationale sur de possibles actes génocidaires à Gaza.















