
La Haute Cour d’Accra a condamné Lydia Aboagye à la réclusion à perpétuité après qu’un jury de sept membres l’a reconnue coupable du meurtre de son mari, Kweku Gyasi. Le drame remonte à novembre 2021, à Omanjor-Dwenewoho, dans la région du Grand Accra.
Un verdict rendu après près de cinq ans de procédure
Une affaire de violence conjugale s’est achevée devant la Haute Cour d’Accra par une condamnation à la prison à vie.
Lydia Aboagye, mère de deux enfants, a été reconnue coupable du meurtre de son mari, Kweku Gyasi, à la suite d’une dispute survenue dans leur logement à Omanjor-Dwenewoho, dans la région du Grand Accra.
Le verdict a été rendu le 30 juillet 2026, après les délibérations d’un jury composé de sept personnes. Selon plusieurs médias ghanéens, dont MyJoyOnline, Pulse Ghana et Adom Online, le jury a déclaré l’accusée coupable à une majorité de cinq voix contre deux, après environ 39 minutes de délibération.
La décision a été prononcée sous la présidence de la juge Marie-Louise Simmons, qui a ensuite condamné Lydia Aboagye à la réclusion à perpétuité.
Une dispute qui tourne au drame
Les faits remontent au 3 novembre 2021, vers 4 h 30 du matin.
Selon les éléments présentés par l’accusation, Lydia Aboagye et son époux vivaient avec leurs deux enfants dans une habitation d’une seule pièce à Omanjor-Dwenewoho.
Une dispute aurait éclaté entre les deux conjoints. Au cours de l’altercation, Lydia Aboagye aurait saisi une bouteille de Coca-Cola cassée avant de porter un coup à son mari au niveau des côtes.
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Les procureurs ont affirmé devant la cour que Kweku Gyasi avait commencé à saigner abondamment après avoir été blessé. L’accusation soutient ensuite que Lydia Aboagye aurait quitté la pièce et fermé la porte avant de s’éloigner pour se débarrasser de la bouteille cassée dans une zone broussailleuse située à proximité.
Ces éléments proviennent du dossier présenté par le ministère public. Ils doivent donc être distingués des faits personnellement constatés par la cour et des arguments avancés par la défense.
Le mari retrouvé grièvement blessé
Près d’une heure après l’altercation, la situation a été découverte par des voisins.
D’après les comptes rendus de la presse ghanéenne, le propriétaire de la maison aurait été alerté après que sa fille eut entendu des bruits inhabituels provenant de la chambre du couple.
La porte étant fermée, il aurait dû la forcer pour accéder à l’intérieur.
Kweku Gyasi a alors été retrouvé gisant dans une mare de sang.
Avec l’aide de voisins et d’autres occupants de la maison, il a été transporté au Ga West Municipal Hospital, également connu sous le nom d’Amasaman Government Hospital.
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Les médecins l’ont déclaré mort à son arrivée.
Son corps a ensuite été transféré à la morgue de l’hôpital de la police pour conservation et autopsie, selon les éléments rapportés au procès.
Une affaire suivie depuis 2022
L’affaire ne date pas de cette année.
Le dossier judiciaire montre que Lydia Aboagye avait été inculpée de meurtre et présentée devant la Haute Cour d’Accra en octobre 2022. Un document judiciaire publié en 2024 fait également état d’une procédure portant sur l’admissibilité de déclarations faites par l’accusée au cours de l’enquête.
Le dossier porte notamment la référence CR/0669/2022 et était présidé par la juge Marie-Louise Simmons.
Dans cette procédure antérieure, les faits présentés par le parquet faisaient déjà état de la dispute du 3 novembre 2021 et de la blessure infligée à Kwaku Gyasi avec une bouteille cassée.
Le procès au fond s’est finalement conclu en juillet 2026 par la décision du jury.
La défense avait également présenté ses éléments
Au cours du procès, l’accusation, conduite par la procureure d’État Christabel Selma Anafure, a présenté trois témoins.
La défense de Lydia Aboagye, représentée notamment par Rita Kunkuti Ali, a pour sa part fait témoigner l’accusée elle-même ainsi que sa mère.
Après l’examen des éléments présentés par les deux parties, la juge a résumé l’affaire devant les jurés le 30 juillet.
Le jury s’est ensuite retiré pour délibérer avant de revenir avec une décision majoritaire de cinq voix contre deux en faveur de la culpabilité.
« Je n’ai rien à dire »
Avant de prononcer la peine, la juge Marie-Louise Simmons a donné à Lydia Aboagye la possibilité de s’adresser une dernière fois à la cour.
La condamnée a répondu simplement :
«« I have nothing to say. »»
En français : « Je n’ai rien à dire. »
La juge a alors prononcé la peine de réclusion à perpétuité, après avoir adopté le verdict du jury.
La condamnation ne signifie pas nécessairement que toutes les voies de recours sont épuisées.
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Selon les informations rapportées par MyJoyOnline, Pulse Ghana et Adom Online, Lydia Aboagye et son conseil ont été informés qu’ils disposaient d’un délai d’un mois à compter du 30 juillet 2026 pour introduire un éventuel recours devant la Cour d’appel.
La condamnation a été prononcée sur le fondement de la section 46 du Criminal Offences Act, 1960 (Act 29), telle que modifiée par le Criminal and Other Offences (Amendment) Act, 2023 (Act 1101). Les médias ghanéens rapportent que cette disposition permettait, dans cette procédure, au jury de rendre un verdict de culpabilité à la majorité requise.
Au-delà de la condamnation, cette affaire met une nouvelle fois en lumière les conséquences parfois dramatiques des conflits domestiques.
Une dispute au sein d’un foyer a conduit à la mort d’un homme et à la condamnation de son épouse à la prison à vie, laissant également deux enfants confrontés aux conséquences d’un drame familial survenu alors qu’ils vivaient avec leurs parents.
Pour la justice ghanéenne, le verdict vient clore, à ce stade, une procédure engagée plusieurs années auparavant.
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Mais sur le plan humain, les conséquences de cette affaire dépassent largement la salle d’audience : un homme a perdu la vie, une femme passera potentiellement le reste de ses jours en détention et deux enfants se retrouvent au cœur d’une tragédie familiale dont les origines remontent à cette matinée du 3 novembre 2021.
D’après les sources judiciaires et les principaux médias ghanéens consultés, la condamnation à perpétuité de Lydia Aboagye est bien confirmée. Les détails relatifs aux circonstances exactes de la dispute et aux actes qui ont suivi sont présentés ici comme des éléments du dossier de l’accusation lorsqu’ils n’ont pas été établis indépendamment.
Rédaction DUNIA NEW’S.















