GNL russe : la France, la Belgique et l’Espagne dépensent plus pour l’énergie de Moscou que pour aider l’Ukraine
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Selon un rapport de Greenpeace Belgique relayé par l’agence Anadolu, plusieurs pays européens, dont la France, l’Espagne et la Belgique, ont consacré davantage de fonds à l’achat de gaz naturel liquéfié (GNL) russe qu’à l’aide bilatérale à l’Ukraine depuis le déclenchement de la guerre en 2022.
Entre 2022 et la mi-2025, ces trois pays, rejoints par les Pays-Bas, ont versé au total 34,3 milliards d’euros pour importer du GNL russe. À titre comparatif, leur soutien bilatéral direct à Kiev ne s’est élevé qu’à 21,2 milliards d’euros.
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La France se démarque comme le premier importateur avec 12,75 milliards d’euros dépensés, devant l’Espagne (9,5 milliards) et la Belgique (6,21 milliards). En revanche, les Pays-Bas apparaissent comme une exception : leur aide à l’Ukraine (8,99 milliards) a surpassé leurs importations de GNL russe (5,84 milliards).
Le rapport souligne également que le port belge de Zeebrugge joue un rôle central dans ces flux énergétiques : il est devenu la principale porte d’entrée du GNL russe en Europe, traitant environ un quart des volumes totaux. Rien qu’au premier semestre 2025, ce terminal a accueilli 3,3 milliards de mètres cubes de gaz.
Dans le même temps, l’étude met en avant une dépendance croissante de l’Union européenne vis-à-vis du GNL américain, avec une multiplication des contrats à long terme signés depuis 2022. Bruxelles affirme toutefois viser une sortie complète des énergies fossiles russes d’ici 2027.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













