Guinée : Elle a été droguée avant d’être violée, le témoignage bouleversant du père de M’Mah Sylla ravive une affaire de viol et d’avortement clandestin
Votre Pub ici !

Le procès en appel dans l’affaire de la mort de M’Mah Sylla, jeune femme décédée à 25 ans, s’est poursuivi ce 23 avril 2026 devant la cour d’appel de Conakry. À la barre, son père a livré un témoignage particulièrement émouvant, relançant l’émotion autour de ce dossier qui avait profondément marqué l’opinion publique guinéenne.
Selon le témoignage du père de la victime, sa fille aurait été drogée, violée, puis enceinte, avant de subir un avortement clandestin qui aurait entraîné de graves complications médicales.
À lire aussi : Sri Lanka : le Trésor victime d’un piratage, 2,5 millions de dollars détournés
Il a expliqué à la Cour que plusieurs interventions chirurgicales auraient été réalisées dans une clinique illégale, dans des conditions qu’il décrit comme dramatiques. D’après ses déclarations, la jeune femme aurait vécu plus de trois mois dans un état critique, avant d’être transférée successivement vers d’autres structures de santé, puis évacuée à l’étranger où elle est finalement décédée.
Dans ce dossier, trois gérants de clinique clandestine avaient été reconnus coupables par le tribunal de première instance de Mafanco : Daniel Lamah et Patrice Lamah : condamnés à 15 ans de réclusion criminelle .
Célestin Millimouno : condamné à 20 ans de réclusion criminelle (en fuite)
Sobory Cissé : condamné à un an de prison pour mise en danger de la vie d’autrui
Les accusés, détenus depuis octobre 2021, ont fait appel de ces peines, qu’ils jugent trop sévères.
À lire aussi : Cameroun : près de 29 000 téléphones déclarés en deux semaines grâce au nouveau mécanisme douanier
Le père de la victime affirme que sa fille aurait subi cinq interventions chirurgicales au total. Selon son récit, ces opérations auraient été réalisées après un viol présumé et une grossesse qui s’en serait suivie, avant qu’une tentative d’avortement ne provoque des complications irréversibles.
L’audience a été renvoyée au 21 mai prochain, date à laquelle la Cour procédera à la confrontation entre le père de la victime et les accusés.
Cette affaire continue de susciter une vive émotion en Guinea, où elle relance les débats sur les violences sexuelles, les cliniques clandestines et la protection des femmes.
Rédaction DUNIA NEW’S.













