
Kiev/Moscou – Le conflit entre la Russie et l’Ukraine continue de révéler des réalités méconnues de la guerre. Selon plusieurs médias européens, dont le quotidien belge 7sur7, plusieurs ressortissants africains capturés par les forces ukrainiennes après avoir combattu dans les rangs de l’armée russe affirment ne pas souhaiter retourner dans leur pays d’origine. Pour nombre d’entre eux, leur engagement n’était pas motivé par des considérations idéologiques, mais par l’espoir d’améliorer les conditions de vie de leurs familles grâce aux rémunérations promises par Moscou.
D’après le témoignage d’un prisonnier originaire de la République démocratique du Congo recueilli par 7sur7, rejoindre l’armée russe relevait avant tout d’une opportunité économique. « C’est du business », aurait-il résumé, expliquant que les importantes primes de signature et les salaires proposés représentaient une perspective difficile à trouver dans son pays d’origine. Selon ce même média, les recrues étrangères se voient promettre une prime d’engagement pouvant atteindre environ 13 000 dollars, ainsi qu’un salaire mensuel d’au moins 2 000 dollars, des montants largement supérieurs aux revenus moyens dans plusieurs pays africains.
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Un recrutement qui inquiète plusieurs gouvernements africains.
Le recrutement de ressortissants africains par la Russie fait l’objet d’une attention croissante depuis plusieurs mois. Selon une enquête relayée par Le Monde, les autorités ukrainiennes estiment qu’au moins 1 780 Africains issus de 36 pays auraient rejoint les forces russes depuis le début de la guerre, tandis que des organisations d’investigation évoquent un vaste réseau de recrutement ciblant principalement de jeunes hommes en quête d’emploi.
Le Centre d’études stratégiques de l’Afrique souligne de son côté que nombre de ces recrutements reposeraient sur des promesses d’emploi, de résidence ou de revenus élevés, avant que certaines recrues ne soient finalement envoyées sur le front ukrainien. L’organisation évoque des méthodes assimilées à des pratiques de traite humaine et d’exploitation de populations vulnérables.
Pour plusieurs observateurs, ce phénomène illustre avant tout le poids des difficultés économiques auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes Africains. Le manque d’opportunités professionnelles pousse certains à accepter des contrats militaires extrêmement risqués, parfois sans mesurer pleinement les conséquences d’un engagement sur le front.
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Au fil des mois, plusieurs gouvernements africains ont exprimé leur inquiétude face à ces recrutements. Certains pays ont entrepris des démarches diplomatiques afin d’obtenir des informations sur leurs ressortissants engagés dans le conflit ou de faciliter leur rapatriement lorsqu’ils souhaitent rentrer.
Alors que la guerre entre la Russie et l’Ukraine se poursuit, le sort de ces combattants étrangers continue d’alimenter le débat sur les méthodes de recrutement employées par les différentes parties et sur les conséquences humaines d’un conflit qui dépasse désormais largement les frontières de l’Europe.
Rédaction DUNIA NEW’S















