
De nouvelles accusations croisées opposent Ukraine et Russie après une frappe survenue ce vendredi 22 mai dans la ville de Starobilsk, située dans une zone contrôlée par les forces russes dans la région de Louhansk.
Selon plusieurs médias occidentaux et des déclarations de l’armée ukrainienne, la frappe aurait visé un quartier général militaire russe lié à une unité spécialisée dans les drones. Kiev affirme notamment avoir ciblé un centre de commandement de l’unité russe « Rubikon », connue pour ses opérations de drones contre des positions ukrainiennes.
De son côté, Moscou rejette totalement cette version et accuse l’Ukraine d’avoir frappé un établissement scolaire et un dortoir accueillant des adolescents.
Selon les autorités russes et les responsables installés par Moscou dans la région occupée, le bâtiment touché appartenait à un établissement éducatif de Starobilsk. Les autorités russes affirment que 86 adolescents âgés de 14 à 18 ans se trouvaient dans le dortoir au moment de l’attaque.
Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé ce qu’il qualifie de « crime monstrueux », affirmant qu’aucune infrastructure militaire ne se trouvait à proximité immédiate du site visé. Selon Moscou, plusieurs drones auraient frappé le bâtiment en plusieurs vagues successives.
Des images diffusées par les autorités russes montrent un bâtiment fortement endommagé, partiellement effondré, ainsi que des opérations de secours en cours dans les décombres.
Les autorités ukrainiennes contestent les accusations russes et assurent avoir respecté le droit international humanitaire.
L’état-major ukrainien affirme que la cible était un centre opérationnel militaire utilisé pour coordonner des attaques de drones russes. Kiev accuse régulièrement Moscou d’utiliser des infrastructures civiles à des fins militaires dans les territoires occupés.
Pour l’heure, aucune source indépendante n’a pu confirmer avec certitude la nature exacte du site frappé ni vérifier de manière autonome les bilans avancés par les deux camps. Reuters souligne notamment qu’il reste impossible d’établir de façon indépendante les circonstances précises de l’attaque.
Cet épisode illustre une nouvelle fois la guerre de communication qui accompagne le conflit russo-ukrainien depuis 2022.
Chaque camp accuse régulièrement l’autre de viser des civils ou de dissimuler des installations militaires à proximité de zones habitées. Les infrastructures éducatives, résidentielles et énergétiques se retrouvent souvent au cœur des polémiques après des frappes meurtrières.
La Russie a annoncé vouloir saisir le Conseil de sécurité de l’ONU après cette attaque, tandis que les opérations de secours se poursuivaient encore plusieurs heures après la frappe dans la région de Louhansk.
Rédaction DUNIA NEW’S















