
Le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a accordé une nouvelle grâce présidentielle à 312 détenus, selon un décret rendu public le mercredi 14 octobre 2026 au journal télévisé de 20h30 de la télévision nationale. Cette mesure de clémence est toutefois assortie d’une condition : les bénéficiaires devront accomplir un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion sociale d’une durée de 30 jours.
D’après les informations rapportées par plusieurs médias guinéens, les personnes concernées ont été condamnées par différentes juridictions du pays pour diverses infractions, notamment le vol, le vol aggravé, l’abus de confiance, la complicité de vol, le stellionat, le charlatanisme et le recel.
Une grâce soumise à une condition
À lire aussi : GUERRE EN UKRAINE : « DES GENS VONT MOURIR », ALERTE ZELENSKY APRÈS LES RESTRICTIONS DE STARLINK, MUSK RENVOIE LA BALLE À WASHINGTON
Contrairement à une simple annonce de remise de peine, le décret prévoit une condition préalable à l’application de cette mesure : les bénéficiaires devront suivre un stage d’encadrement civique destiné à préparer leur réinsertion.
Le texte précise que le bénéfice de la grâce est subordonné à l’accomplissement de cette formation de 30 jours. L’objectif affiché est ainsi d’associer la mesure de clémence à un dispositif d’encadrement avant le retour des personnes concernées dans la société.
Les modalités pratiques du stage ne sont toutefois pas encore détaillées dans les informations publiées. Selon le décret, elles devront être définies par un arrêté conjoint du garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, et du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense nationale.
Une nouvelle mesure après une précédente vague de grâces
À lire aussi : DIPLOMATIE : LE NIGER DÉNONCE L’EXPULSION DE DEUX AGENTS PAR LA FRANCE, UN OFFICIER BLESSÉ EN 2014 AU CŒUR DE LA POLÉMIQUE
Cette décision intervient après une autre mesure de grâce présidentielle annoncée au début du mois d’octobre. Selon la presse guinéenne, 217 détenus avaient déjà bénéficié d’une grâce et entamé un stage d’encadrement civique d’une durée de 45 jours.
Avec cette nouvelle décision concernant 312 personnes, les autorités guinéennes reconduisent donc le principe d’un accompagnement civique associé à la grâce présidentielle, tout en prévoyant, cette fois, une durée de stage de 30 jours.
Les modalités d’application attendues
À lire aussi : BURKINA FASO : « ON NE PEUT PAS CONSTRUIRE UN PAYS AVEC UNE JEUNESSE MALADE » : IBRAHIM TRAORÉ JUSTIFIE L’INTERDICTION DES VODY
La mise en œuvre concrète de cette nouvelle mesure dépendra de l’arrêté conjoint annoncé dans le décret. Ce texte devra préciser les conditions d’organisation du stage et permettre de mieux comprendre le dispositif prévu pour les bénéficiaires.
En attendant ces précisions, la décision présidentielle marque une nouvelle étape dans l’application de mesures de clémence en Guinée, avec un dispositif qui lie la grâce à une préparation à la réinsertion sociale.
Rédaction DUNIA NEW’S















