Hypertension : Le ministère de la Santé retire le captopril et recommande de nouvelles alternatives thérapeutiques
Votre Pub ici !

Dans une mesure jugée stratégique pour la santé publique, le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) a officiellement annoncé le retrait du captopril de la liste des médicaments recommandés dans le traitement de l’hypertension artérielle. Cette décision, rendue publique ce mardi via un communiqué officiel, marque une nouvelle étape dans l’actualisation du protocole national de prise en charge des maladies cardiovasculaires.
Selon le communiqué du ministère, cette décision s’appuie sur les résultats d’études récentes qui ont mis en évidence un meilleur profil bénéfice/risque pour d’autres classes de médicaments. Désormais, les professionnels de santé sont appelés à privilégier les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC) – à l’exception du captopril – ainsi que les sartans et les inhibiteurs calciques. Ces molécules, selon les autorités sanitaires, offrent une meilleure efficacité thérapeutique et une tolérance accrue chez les patients hypertendus.
À lire aussi : Afrique face à la baisse de l’aide publique au développement : vers une refondation des stratégies de financement
Le captopril, longtemps prescrit pour sa capacité à dilater les vaisseaux sanguins et ainsi réduire la pression artérielle, voit donc son usage abandonné dans une logique d’harmonisation des pratiques médicales. Le MSAS souligne que ce retrait s’inscrit dans un plan plus global visant à améliorer la prise en charge intégrée de plusieurs pathologies chroniques : l’hypertension artérielle, le diabète, les urgences cardiovasculaires, et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).
« L’objectif est de renforcer l’efficacité des traitements tout en minimisant les effets secondaires, à travers une médecine fondée sur les preuves », peut-on lire dans le document du ministère.
Cette décision devrait avoir un impact significatif sur la prescription médicale dans les structures de santé publiques et privées. Elle incitera également les pharmaciens à réajuster leurs stocks, et les patients à consulter leur médecin pour réviser leurs traitements en cours.
À lire aussi : La BCE baisse à nouveau ses taux d’intérêt face aux défis économiques en Europe
Pour rappel, l’hypertension artérielle constitue l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité dans de nombreux pays, y compris au Sénégal. Elle touche des millions de personnes, souvent de manière silencieuse, et nécessite une surveillance médicale rigoureuse.
Cette actualisation du protocole thérapeutique traduit ainsi la volonté du ministère de s’aligner sur les standards internationaux en matière de santé cardiovasculaire, tout en s’adaptant aux réalités locales et aux données épidémiologiques du pays.
Imam chroniqueur Babacar Diop













